Lundi, 23 octobre 2017
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Accueil » F.A.Q. » La réaction de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF)
Par Fr. Guido Sommavilla, SJ
Position du Chrétien catholique fidèle à l’Eglise


Chers amis, soeurs et frères dans le Seigneur Jésus ; ma chère Vassula ;

Suite à la notification de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, (jadis connue sous le nom de Saint-Office), on m’a invité à éclairer les consciences des Chrétiens croyants, catholiques, fidèles à l’Eglise, comme je le suis et, comme je l’espère, vous l’êtes tous.

Ceux qui me connaissent, moi ou mes écrits, savent que je suis catholique, que je suis prêtre, jésuite, très fidèle à l’Eglise que j’aime et défend...certains disent même trop.

Je sais que le Saint-Office est vraiment un “officium sacrum”, c’est-à-dire un ministère saint et sacré nécessaire à l’Eglise et légitime pour l’Eglise et les fidèles.
Les décrets du Saint-Office sont des décrets du magistère, à caractère extraordinaire et solennel ou de type ordinaire, qui peuvent être privés ou universels. Dans le cas de Vassula c’est une déclaration de type ordinaire et privée.
Nous tous, et particulièrement nous les prêtres, savons que lorsqu’il s’agit des cas privés ordinaires, le magistère peut se tromper. Tout le monde le sait. Les membres de la Congrégation sont les premiers à le savoir, à commencer par le cardinal Ratzinger. L’erreur est possible. Rien n’est infaillible et rien n’est définitif dans ce ministère sacré. Il est arrivé que la Congrégation commette une erreur.

Pour vous donner un exemple, elle s’est trompée quand elle a déclaré que les charismes et les stigmates, etc., du père Padre Pio, étaient des falsifications c’est-à-dire le fruit de la maladie et de l’imagination (1920-1922). Elle s’est trompée quand elle a déclaré faux le charisme de Soeur Faustine, cette religieuse polonaise récemment béatifiée.
Ainsi le Saint Office peut se tromper. Ces deux exemples sont empruntés à ce siècle. Il y en a un troisième et d’autres cas plus reculés dans le temps. Ce sont, toutefois l’exception à la règle car, la plupart du temps, le Saint-Office ne se trompe pas. Ainsi, il a pu faire erreur cette fois aussi, et ses membres le savent bien.

Que dit la notification concernant Vassula Ryden ?

Ce n’est pas une mise en garde mais une information, qui, après un bref exposé d’un certain nombre de motifs, invite les fidèles à ne pas croire qu’il y ait quoi que ce soit de surnaturel chez Vassula Ryden et dit que ce n’est pas Dieu qui écrit, parle, dicte, apparaît, directement à travers elle. Je le répète, c’est une exhortation.
Maintenant les exhortations, comme les recommandations (prenez par exemple les conseils évangéliques de chasteté, pauvreté et obéissance) nous laissent libres de les accepter ou de les refuser.
Notre conscience est libre de choisir.

Chacun de nous, en ce qui concerne Vassula et ses charismes, est libre de croire que Jésus est en elle, qu’Il écrit et communique avec elle.

En outre, cette notification ne parle pas seulement en un certain sens à son encontre, mais elle parle aussi un peu en sa faveur, en reconnaissant qu’il y a des aspects positifs dans les messages et les prophéties.
Elle dit aussi que les écrits ultérieurs de Vassula ne contiennent plus les erreurs relevées dans la notification. En fait, cela est arrivé quand les cinq premiers volumes furent disponibles, 15 mois avant la notification.
Il est, toutefois, certain que le Saint Office a vu depuis les volumes suivants et a remarqué qu’il n’y avait plus d’erreur du tout, autrement il l’aurait dit. Ainsi donc, du quatrième au huitième volume publié, selon le Saint Office, il n’y a pas d’erreurs ; tout est positif.

En conséquence, selon le Saint Office, l’aspect positif (qu’il faut prendre au sens religieux, spirituel et moral) l’emporte de beaucoup chez Vassula sur la part négative.
La notification continue à dire toutefois que l’aspect négatif, c’est-à-dire les erreurs, est tel que le phénomène Vassula est dans l’ensemble négatif.
Ainsi s’ensuit l’exhortation à ne pas y croire.

Je voudrais maintenant ajouter ceci : J’ai enseigné la philosophie, entre autres choses, à Milan, durant 40 ans et je me suis spécialisé en particulier dans l’aspect logique de la philosophie. J’ai publié trois de mes livres sur ce thème. Voici donc mon raisonnement :
si le Saint-Office a fait le choix d’une simple exhortation pour parler aux fidèles du côté négatif de Vassula, j’en déduis logiquement que cette part négative est faible ; elle est légère ; elle est mince, autrement le Saint-Office aurait formulé une interdiction pure et simple.
Ainsi donc, si cette part négative, que nous sommes appelés à prendre en compte, est légère, alors le raisonnement sous-jacent l’est aussi. Les erreurs, prises isolément ou dans leur ensemble, sont faibles. (Aujourd’hui je n’ai pas le temps de préciser le contenu de cette légèreté mais si vous prenez la peine de lire la troisième introduction au huitième volume de La Vraie Vie en Dieu aux Editions du Parvis, vous y trouverez une sorte d’analyse des motivations de ceux qui sont contre Vassula.)

Si donc les raisons sont faibles et la part négative contre laquelle on nous met en garde est faible aussi, alors le poids qui pourrait peser sur les consciences de ceux qui choisissent de ne pas accepter cette exhortation (et j’en fais partie) ne peut être que léger.
Je pose maintenant la question - et il se peut que certains d’entre vous se la posent : serait-il plus juste d’accepter plutôt que de refuser cette exhortation ; Dieu recevrait-Il plus de gloire si nous l’acceptions ; en serait-Il plus satisfait ?
Et bien, voici ce que doit être la réponse : Il en est comme pour les conseils évangéliques de pauvreté, chasteté et obéissance qui viennent aussi de Dieu, c’est-à dire de Jésus. L’exhortation est une recommandation. Si vous choisissez de ne pas la suivre, vous ne commettez pas le moindre péché.

Ainsi donc, chacun doit se demander s’il agit mieux ou moins bien en l’acceptant ou en ne l’acceptant pas. Nous sommes tous ici, je pense, convaincus que la plupart des gens choisissent le meilleur en ne prononçant pas de vœux, car la plupart ne sont pas faits pour cela.
En outre, il y a bien des gens qui ne peuvent pas en prononcer, c’est-à-dire qui ne peuvent pas suivre ces conseils évangéliques de Jésus, ce sont tous les gens mariés. Et bien, à ce propos, pour ma part, je peux dire que, d’une certaine manière, je suis marié.
A savoir que je suis indissolublement lié par l’adhésion à Vassula. Je suis lié à l’évidence qu’elle ne peut être l’auteur de tous ces magnifiques messages car je crois que ce sont réellement Jésus, Dieu et Marie qui, à travers elle, écrivent et se font connaître et entendre. Ce dialogue continuel qui se produit en elle est réel. J’en ai la certitude ; c’est une évidence pour moi parce que cela fait des années que je lis et médite les livres de Vassula.

Ensuite, en 1995, le quotidien catholique italien "Avvenire", dont je suis un correspondant, m’a demandé de défendre Vassula face à la brochure négative du Père Dermine.
Mon article a été publié dans "Avvenire" et par la suite l’éditeur italien de La Vraie Vie en Dieu m’a demandé d’étudier et d’écrire un livre sur Vassula. Cela fait plus d’un an maintenant que je travaille sur le sujet et j’en suis arrivé à la conclusion que le charisme de Vassula est authentique. Ainsi, face à l’évidence de la vérité, nulle obéissance ne tient.

Dans ses célèbres lettres sur l’obéissance, St Ignace de Loyola (qui est sans doute le plus grand maitre de l’ obéissance dans l’Eglise) dit que, devant l’évidence de la vérité, on peut ne pas obéir quand cela signifie aller contre la vérité.
Chacun d’entre vous doit, peut-être, se demander : Ai-je cette évidence ?
Ainsi, cela dépend du degré de certitude de la présence de la vérité que chacun des lecteurs de Vassula a pu acquérir, de manière responsable et intelligente, à partir de la lecture des messages.
Cela dépend de chaque personne. Je pense, et même j’espère, que la majorité des lecteurs intelligents et responsables qui lisent Vassula devrait être en mesure de saisir l’évidence de cette vérité.

Ajoutons que dans cette notification, il n’y a même pas la moindre mention disant que nous ne devrions pas inviter Vassula. Nous pouvons donc l’inviter, nous pouvons venir l’écouter, venir et prier avec elle.
La notification ne parle pas non plus d’interdire l’information la concernant.
Nous sommes donc libres de nous informer à son sujet. Il n’est pas fait la moindre mention à ce propos, et vous voyez, ses livres sont toujours publiés.

Un éditeur catholique, membre de la communauté religieuse des Prêtres du Sacré-Cœur, les Dehoniens, a publié des introductions à ses livres et rédigé des articles à son sujet. Tout type d’information, que soit par voie de presse ou via la télévision, la radio ou tout autre moyen de communication, est légitime. Tout est légitime. Tel est l’état actuel des choses.

Une autre considération : l’invitation ou plutôt le rappel fait aux évêques du monde entier.
Vassula voyage beaucoup dans le monde parce qu’on l’invite. Elle ne se déplace pas pour se donner en spectacle. Il faut le dire, elle n’aime pas être le centre de l’attention.
Je vous rappelle ses paroles dans une conversation avec son ange gardien : “mon Ange, vous savez que je n’aime pas me donner en spectacle”.
Vassula le fait par devoir, parce que Jésus le veut et elle est plus que certaine que c’est Lui qui le veut. Cela lui coûte beaucoup d’y aller, mais Jésus veut qu’elle y aille alors elle y va.

Il y a donc ainsi un rappel donné aux évêques du monde catholique pour agir en conséquence. Maintenant, cela regarde les évêques. C’est à eux de décider quelle action entreprendre.
La logique, cependant, m’amène à souligner que les actions des évêques ne peuvent aller au-delà de ce que le Saint-Office a déjà fait. Cela signifie qu’ils ne peuvent faire plus que de transmettre l’exhortation, ce qui laisse les fidèles fondamentalement libres.

Il y a une dernière chose à dire. C’est un motif de joie et de reconnaissance.
La notification dit que tous ces messages, tout ce dialogue, ce poème de la vie de Dieu, de La Vraie Vie en Dieu, « ne sont que des méditations privées de cette femme ».
Ce choix des mots, cette interprétation du Saint-Office qui fait autorité, excluent toutes les autres interprétations ou les disqualifient, notamment deux interprétations qui attribuent tous ces phénomènes prophétiques soit au diable soit au subconscient.
C’est, par exemple, ce que le Père Dermine a dit de Vassula dans les émissions de Radio Maria – oui cette « sainte Radio Maria » qui en cette circonstance n’est pas si sainte.

Les psychologues savent que, si cela était vrai, Vassula souffrirait d’un terrible cas de schizophrénie ; son esprit serait gravement malade.
En vérité, ceux qui la connaissent, ne fût-ce qu’un peu, savent qu’il n’en est rien.
Quand la notification dit donc que c’est à elle exclusivement qu’il faut attribuer ces manifestations, elle exclut les deux attributions au diable et au subconscient. On sait que spécialement dans les premières années, Vassula avait, elle-même, craint que cela ne vienne du démon ou même de son subconscient.
C’est désormais le Saint-Office qui l’assure que cela ne peut venir ni de son subconscient ni du diable.
Nous sommes reconnaissants pour cette clarification du Saint-Office.
Merci à vous.

Par le Père Guido Sommavilla, SJ
Rencontre avec Vassula au Théatre Carcano de Milan, le 19 avril 1997


(Texte original : http://www.tlig.org/it/itpro3.html)

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