Jeudi, 14 décembre 2017
Contact |  Plan du site |  Recherche
Accueil » F.A.Q. » La réaction de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF)
Réponse à la question n° 2 : Ma relation en tant que chrétienne orthodoxe avec l'Eglise catholique romaine.
Question n° 2

Vous appartenez à l’Eglise orthodoxe et vous exhortez souvent les prêtres et évêques de cette foi de reconnaître le Pape et de faire la paix avec l’Eglise romaine. Pour cela, malheureusement, vous n’êtes pas accueillie dans certains pays de votre propre confession. Pourquoi entreprenez-vous cette mission ? Quelle est votre idée de l’évêque de Rome et comment prévoyez-vous l’avenir de l’unité chrétienne ? En lisant vos oeuvres, cependant, on a parfois l’impression que vous vous placez au dessus des deux Eglises sans être engagée dans l’une d’elle. Par exemple, il semble que vous recevez la Communion dans les deux Eglises, catholique et orthodoxe, mais, dans votre statut matrimonial, vous suivez la coutume de l’oikonomea. Comme je l’ai déjà dit, ces observations ne s’entendent pas comme une censure personnelle et nous n’avons absolument pas le droit de juger votre conscience mais vous devez comprendre notre souci concernant les Catholiques qui vous suivent et pourraient interpréter ces attitudes d’une manière relativiste et être tentés de négliger la discipline de leur propre Eglise.

Réponse

Motivation pour entreprendre cette oeuvre d’unité.

Je ne crois pas que j’aurais jamais eu le courage ou le zèle de faire face à l’orthodoxie pour les amener à comprendre la réconciliation que le Seigneur désire d’eux, si je n’avais pas fait l’expérience de la Présence de notre Seigneur, pas plus que je n’aurais supporté les oppositions, les critiques et les persécutions qu’ils m’ont fait subir. Au tout début de l’intervention de Dieu, j’étais totalement déconcertée et j’avais peur d’être trompée. Cette incertitude fut vraiment la plus grande croix car de toute ma vie, je n’avais jamais entendu dire qu’en notre temps, Dieu puisse parler à des personnes, et je ne connaissais personne que je puisse interroger à ce sujet. A cause de cela, j’ai essayé de rejeter cette manifestation, mais l’expérience ne me quittait pas et plus tard, peu à peu avec le temps, je me suis rassurée et je suis devenue confiante que tout cela était uniquement l’oeuvre de Dieu, parce que j’ai commencé à voir en cela la Main de Dieu. C’est pourquoi, j’ai cessé d’avoir peur face aux oppositions et critiques et j’ai une totale confiance en notre Seigneur, sachant que là ou je manque, Il comblera toujours, en dépit de mon insuffisance, et Son oeuvre s’accomplira toujours de manière glorieuse.

Approcher les prêtres, moines et évêques orthodoxes pour qu’ils reconnaissent le Pape et pour qu’ils se réconcilient avec sincérité avec l’Eglise romaine, n’est pas une tâche facile, comme le dit notre Seigneur dans l’un des messages ; c’est comme essayer de nager en direction opposée d’un puissant courant, mais après avoir vu combien notre Seigneur souffre de notre division, je ne pouvais pas refuser à notre Seigneur Sa requête lorsqu’Il m’a demandé de porter cette croix ; aussi, j’ai accepté cette mission, non sans avoir cependant passé (et je passe toujours) par de nombreux feux.

Vous m’avez demandé : "Pourquoi entreprenez-vous cette mission ?" Ma réponse est : parce que j’ai été appelée par Dieu, j’ai cru, et je Lui ai répondu ; aussi, je veux faire la Volonté de Dieu. Une des premières paroles du Christ fut : "Quelle maison est la plus importante, ta maison ou Ma Maison ?" J’ai répondu : "Ta Maison, Seigneur." Il dit : "Ravive Ma Maison, embellis Ma Maison et unis-la."

Certains, dans la hiérarchie grecque-orthodoxe me rejettent totalement, premièrement parce qu’ils ne me croient pas[4] ; secondement, parce que je suis une femme, et troisièmement, parce qu’une femme ne doit pas parler. Certains des moines se méfient de moi en disant que je suis probablement un cheval de Troie envoyé et payé par le Pape, ou même que je suis une Uniate. Beaucoup ne veulent pas entendre parler de réconciliation ni d’oecuménisme. Ils considèrent que je commets une hérésie si je prie avec les Catholiques romains. C’est cela qu’ils considèrent comme se placer au-dessus des Eglises sans être engagée dans l’une d’elles. Je suis pleinement et complètement engagée dans mon Eglise, mais ce n’est pas une hérésie ni un péché si je vis de manière oecuménique en priant avec d’autres Chrétiens pour promouvoir l’unité. Cependant, selon notre Seigneur dans les écrits, la clé de l’Unité est l’humilité et l’amour. Toutefois, beaucoup de gens des églises n’ont pas cette clé. Beaucoup de grecs-orthodoxes, laïcs mais également simples prêtres de quartier, jusqu’aux moines des monastères éloignés, qualifient l’Eglise catholique romaine d’hérétique et de dangereuse ; on leur enseigne à croire cela depuis leur naissance, or c’est faux. Oui, je crois que, dans leur rigidité, ils peuvent changer par une metanoïa et par la puissance du Saint Esprit qui les fera plier, et par les prières des fidèles. Dans nos rassemblements, nous prions Dieu pour ce changement des coeurs.

Néanmoins, il ne s’agit pas qu’ils soient seuls à plier. Chacun doit plier dans l’humilité et l’amour. Les gens de chaque Eglise doivent être désireux de mourir à leur ego et à leur rigidité, et alors, à travers cet acte d’humilité et d’obéissance à la vérité, la Présence du Christ resplendira en eux. Je crois qu’à travers cet acte d’humilité, les défaillances passées et présentes des Eglises seront effacées et l’unité sera accomplie. Je n’ai jamais perdu l’espérance d’approcher les Orthodoxes, et c’est pourquoi, je continue toujours de retourner à eux pour leur donner mon témoignage. Mon témoignage leur est donné en leur rappelant ces paroles de notre Seigneur : "puissent-ils être un en nous, comme tu es en moi et moi en toi, afin que le monde puisse croire que c’était toi qui m’avais envoyé" (Jn 17, 21). De cette manière, en dépit des obstacles, quelques groupes de prière oecuméniques se sont formés à Athènes et à Rhodes, incluant des prêtres orthodoxes. Tous ces groupes de prière ont commencé par prier le Rosaire, puis d’autres prières. Néanmoins, je n’ai pas obtenu uniquement des rejets de la part de la hiérarchie orthodoxe, mais notre Seigneur m’a également fourni bon nombre d’amis dans le clergé orthodoxe-grec.

L’évêque de Rome.

Notre Seigneur m’a donné une vision intérieure de trois barres de fer - symbolisant les trois principaux corps chrétiens, les Chrétiens catholiques, orthodoxes et protestants -, appelant leur tête à se plier afin qu’elles se rencontrent. Mais pour se rencontrer, elles ont besoin de plier. Ce passage parle de l’attitude qui est nécessaire pour parvenir à l’unité à laquelle aspire le Seigneur depuis Sa prière à Son Père : "qu’ils soient tous un". Ce passage ne prétend pas parler de l’unité à un niveau ontologique voulant qu’il n’y ait pas de différence à tel point que les différents groupes chrétiens ont retenu la vérité que le Christ a conférée à Son Eglise. Et il n’est pas vrai que je prétende que cet appel à l’humilité entre les frères chrétiens doive impliquer une approche pan-chrétienne de l’unité et que cette unité doive être promue à travers un marchandage de la vérité (comme un marchand, vendant et achetant), menant à un nivellement et à un relativisme de la vérité. Au contraire, j’ai souvent parlé de l’importance de rester fidèle à la vérité et même plus que mon discours, le message n’est rien d’autre qu’un appel à vivre par la vérité de l’Evangile dans l’unique Révélation du Christ, comme exprimé ci-dessus. Les écrits contiennent beaucoup de mises en garde contre l’attitude contraire, au point de dépeindre un "faux oecuménisme" comme un cheval de Troie pour introduire une image sans vie du Christ :

Cette figure barbouillée de couleurs disparates, cette figure que ces marchands essaient de vous faire vénérer et suivre, n’est pas Moi. Elle est une invention de l’habileté humaine pervertie, pour dégrader le concept de Ma Sainteté et de Ma Divinité, elle est un faux oecuménisme, elle est un défi à tout ce qui est saint. Je souffre à cause des péchés de ces marchands.

Beaucoup de messages sur l’unité conservent ensemble ces deux aspects vitaux de l’oecuménisme : l’attitude spirituelle impliquant humilité et amour envers les autres Chrétiens, avec la quête sans compromis de la vérité du Christ. On en trouve un exemple dans un passage où la Vierge Marie parle des structures de l’unité :

Le Royaume de Dieu n’est pas de simples paroles sur les lèvres. Le Royaume de Dieu est amour, paix, unité et foi dans les coeurs : c’est l’Eglise du Seigneur, unie en Une Seule à l’intérieur de vos coeurs. Les clefs de l’Unité sont l’Amour et l’Humilité. Jésus ne vous a jamais poussés à vous diviser ; cette division dans Son Eglise n’était pas Son désir.

Plus loin, dans le même message, Jésus parle de la vérité : "Défends toujours la Vérité jusqu’à la mort. De temps en temps, tu seras critiquée de façon cinglante mais Je le permettrai juste assez pour que ton âme reste pure et docile." (thème réitéré le 05.06.1992, le 25.09.1997, le 22.06.1998, etc.)

J’ai eu différentes rencontres avec le clergé catholique aux Etats-Unis, en Hollande et en Suisse en particulier, où l’on est très libéral et très orienté contre le Pape. Il m’a fallu prendre la défense de la Chaire de Pierre et la leur expliquer du mieux que j’ai pu, à travers les puissants messages qui sont venus du Christ, leur montrant combien leurs esprits étaient confus. A la fin, beaucoup de ces prêtres sont venus me dire combien ils avaient apprécié ces clarifications. Il y en eut un ou deux cependant qui n’étaient pas d’accord, me disant que j’étais plus catholique que les Catholiques... Quoi qu’il y ait de nombreux passages sur l’unité qui concernent l’unité entre les Eglises, il y en a également un bon nombre qui sont spécialement écrits pour les nombreux prêtres catholiques qui se rebellent contre le Pape, afin de les ramener à la fidélité à ce dernier. En voici un exemple :

Moi le Seigneur, Je ne veux aucune division dans Mon Eglise. A cause de Moi, vous vous unirez et sous Mon Nom vous M’aimerez. Suivez-Moi et portez témoignage pour Moi. Vous vous aimerez les uns les autres comme Moi Je vous aime. Vous vous unirez et vous deviendrez un seul troupeau sous un seul Berger[5]. Comme vous le savez tous, J’ai choisi Pierre, lui donnant l’autorité. Comme vous le savez tous, Je lui ai donné les Clefs du Royaume des Cieux. J’ai demandé à Pierre de nourrir Mes agneaux et Mes brebis, et de veiller sur eux[6] Cette autorité a été donnée par Moi. Je n’ai pas désiré que vous altériez Ma Volonté.

Un autre message, parlant de l’avenir de l’unité aborde le sujet encore plus clairement :

Alors, Je mettrai dans la main de Pierre un sceptre de fer avec lequel il gardera Mes brebis. Et quant à ceux qui ne savent pas et se demandent encore : "Pourquoi est-ce que nous devons avoir un guide ?", Je vous dis ceci : Avez-vous jamais vu ou entendu parler d’un troupeau de brebis sans berger ? Je suis votre Berger Céleste et J’ai choisi Pierre pour garder Mes agneaux jusqu’à Mon Retour. Je lui en ai donné la responsabilité. Alors, pourquoi toutes ces disputes ? Pourquoi toutes ces discussions futiles ? Et quant à tous ceux qui ne connaissent pas encore Mes Paroles, Je vous dis de Les lire dans les Ecritures ; Elles Se trouvent dans le témoignage de Jean Mon Disciple[7]. Alors, J’unirai Mon Eglise, et vous entourerai de Mes Bras en un seul bercail, car actuellement vous êtes tous dispersés, ayant développé beaucoup trop de communautés et de groupes divisés. Mon Corps, vous L’avez déchiqueté et cela NE PEUT PAS ETRE ! Je vais vous unir tous.

D’autres messages parlent du Pape comme le Vicaire du Christ ou le Vicaire de l’Eglise. En voici un exemple :

Priez pour toute l’Eglise, soyez l’encens de Mon Eglise et par cela J’entends que vous priiez pour tous ceux qui proclament Ma Parole, du Vicaire qui Me représente, aux apôtres et prophètes de vos jours, des âmes sacerdotales et religieuses aux laïcs, afin qu’ils soient prêts à comprendre que vous tous que J’ai mentionnés, faites partie d’Un Seul Corps, Mon Corps.

Autres références :
01.06.1989,
02.03.1990,
10.10.1990,
18.03.1991,
20.04.1993,
20.12.1993,
15.04.1996,
22.10.1996,
20.12.1996).

Les écrits ne contiennent aucune mention du rôle de Pierre en relation avec les rôles des différents sièges patriarcaux, ce qui fait que je ne peux pas en parler. Mais je sais que le pape lui-même, dans son encyclique "Ut unum sint" ouvre la discussion comme suit :

"Il est cependant significatif et encourageant que la question de la primauté de l’Évêque de Rome soit actuellement devenue un objet d’études, en cours ou en projet, et il est également significatif et encourageant que cette question soit présente comme un thème essentiel non seulement dans les dialogues théologiques que l’Église catholique poursuit avec les autres Églises et Communautés ecclésiales, mais aussi plus généralement dans l’ensemble du mouvement œcuménique. Récemment, les participants à la cinquième Assemblée mondiale de la Commission "Foi et Constitution" du Conseil œcuménique des Églises, tenue à Saint-Jacques de Compostelle, ont recommandé qu’elle "entreprenne une nouvelle étude sur la question d’un ministère universel de l’unité chrétienne". Après des siècles d’âpres polémiques, les autres Églises et Communautés ecclésiales examinent toujours plus et d’un regard nouveau ce ministère de l’unité."[8]

La même encyclique confirme la nécessité de réunir l’Orient et l’Occident :

"Dans cette perspective, l’Église catholique ne veut rien d’autre que la pleine communion entre l’Orient et l’Occident. Elle s’inspire en cela de l’expérience du premier millénaire. Au cours de cette période, en effet, ’le développement de différentes expériences de vie ecclésiale n’empêchait pas qu’à travers des relations réciproques, les chrétiens aient pu continuer à avoir la certitude de se sentir chez eux dans n’importe quelle Église, parce que de toutes les Églises s’élevait, dans une admirable variété de langues et d’accents, la louange de l’unique Père, par le Christ, dans l’Esprit Saint ; toutes étaient réunies pour célébrer l’Eucharistie, cœur et modèle pour la communauté, non seulement en ce qui concerne la spiritualité ou la vie morale, mais également pour la structure même de l’Église, dans la variété des ministères et des services, sous la présidence de l’Évêque, successeur des Apôtres. Les premiers Conciles constituent un témoignage éloquent de cette unité persistant dans la diversité’."[9]

Bien que les écrits ne parlent pas des domaines structurels concernant l’Orient et l’Occident, il s’y trouve de nombreuses mentions de l’importance de l’Eglise d’Orient. A côté de cela, le soulignement sans compromis de l’importance du rôle de Pierre va de pair, dans les messages plus récents, avec l’idée qu’un renouveau spirituel pourrait fort bien être inspiré par l’Eglise d’Orient. Il devient dès lors encore plus évident que le Christ a besoin de respirer de Ses deux poumons - qui sont les présences orientales et occidentales de l’Eglise :

Maison de l’Ouest, tu as réalisé, à travers la lumière de Mon Esprit, qu’un corps a besoin de ses deux poumons pour respirer librement et que Mon Corps est imparfait avec un seul poumon. Prie que Mon Esprit vivificateur vous réunisse ensemble ; mais combien aurai-Je à souffrir auparavant ![10]

Autre passage semblable :

...prie pour que la maison de l’Est et celle de l’Ouest se joignent ensemble, comme deux mains lorsqu’elles sont unies dans la prière, comme une paire de mains, semblables, et pleines de beauté lorsqu’elles sont unies, dirigées vers le Ciel lorsqu’elles sont en prière. Que ces deux mains, appartenant au même corps oeuvrent ensemble et partagent leur capacité et leurs ressources l’une avec l’autre... Qu’ensemble, ces deux Mains M’élèvent...

Un autre message parle du rôle de l’Orient pour ramener ensemble les deux maisons, unifiant le Corps du Christ :

Ecoute et écris : La gloire brillera de la rive Est. C’est pourquoi, Je dis à la Maison de l’Ouest, tourne tes yeux vers l’Est. Ne pleure pas amèrement sur l’apostasie et la destruction de ta Maison. Ne cède pas à la panique car demain, tu mangeras et boiras, ensemble avec Ma pousse de la rive Est. Mon esprit vous réunira. N’as-tu pas entendu que l’Est et l’Ouest formeront un seul Royaume ? N’as-tu pas entendu que Je pourrais M’accommoder d’une seule date ?[11]

Je M’apprête à étendre Ma Main pour graver sur un bâton ces mots : "rive Ouest, Maison de Pierre et de tous ceux qui lui sont loyaux". Puis, sur un autre bâton, Je graverai : "rive Est, Maison de Paul ainsi que de tous ceux qui lui sont loyaux" ; et lorsque les membres des deux Maisons diront : "Seigneur, maintenant, dis-nous ce que Tu entends faire", Je leur dirai : "Je vais prendre le bâton sur lequel J’ai gravé le nom de Paul, ainsi que tous ceux qui lui sont loyaux et, avec le bâton de Pierre et des siens loyaux, J’en ferai un seul ; des deux, Je ferai un seul bâton et Je les tiendrai comme un seul ; Je les lierai ensemble avec Mon Nouveau Nom. Ce sera le pont entre l’Ouest et l’Est. Mon Saint Nom liera le pont, afin qu’à travers ce pont, vous échangiez vos possessions ; ils ne pratiqueront plus seuls, mais ensemble, et Je régnerai sur eux tous". Ce que J’ai projeté arrivera et si les hommes te disaient, Ma fille, que ces signes ne sont pas de Moi, dis-leur : "n’ayez pas peur. N’avez-vous pas entendu qu’Il est à la fois le Sanctuaire et la Pierre d’achoppement ? le Roc qui peut démolir les deux Maisons, mais les relever en Une Seule Maison ?"

A nouveau, ce message n’enlève rien du rôle et de l’autorité de Pierre, mais il souligne l’importance de réunir les parties orientales et occidentales du Corps du Christ, afin que le monde puisse croire.

L’avenir de l’Unité chrétienne.

Bien que le message confirme la primauté de Pierre, l’évêque de Rome, connue tant dans la tradition orientale qu’occidentale, il ne parle pas des questions de juridiction. Je crois que je n’ai pas été appelée à m’exprimer à ce sujet, aussi, je m’abstiens de le faire de quelque manière que ce soit.

Mon appel, tout en inspirant la construction de l’unité et en renforçant ses structures internes, a pour but de confirmer l’importance du Pape et de prendre la défense de sa Chaire vis-à-vis de tous ceux qui tendent à lui désobéir et à se rebeller contre lui. Mon approche première de l’unité est celle de l’unité par la spiritualité. Le message est un appel à l’unité à la fois intra nos et extra nos - un appel à renforcer les dynamiques de l’unité, tant au sein des Eglises particulières qu’entre elles.

Je ne sais pas à quoi ressembleront les structures futures de l’Eglise unifiée, du fait que le Seigneur n’en a pas parlé, pas plus qu’Il ne m’a favorisée de quelque lumière à ce sujet, mais je crois que l’unité viendra au travers de la spiritualité ; et je crois qu’il m’a été accordé un avant-goût de la grâce de cette unité future lors de nombreux rassemblements oecuméniques.

En mars 2000, par exemple, le Seigneur a permis à nos groupes de prière de se rassembler dans Sa ville natale, Bethléem. 450 personnes sont venues de partout, oui, de plus de 55 pays et de 12 Eglises différentes pour un rassemblement international de prière pour la paix et pour l’unité. Nous étions rassemblés comme une unique famille. Il y avait avec nous 75 membres du clergé de 12 différentes Eglises, ainsi que des membres du clergé de la Terre Sainte qui, ayant entendu parler de ce rassemblement de prière, se sont également joints à nous. Cet événement oecuménique était coordonné par plusieurs Israélites et Palestiniens qui ont été touchés par les écrits de "La Vraie Vie en Dieu". Ils ont cru à la rédemption du Christ et à Son plan salvateur en nos jours, et se sont portés volontaires pour organiser cette réunion. Lorsqu’on sait combien, de nos jours, Palestiniens et Israélites se combattent les uns les autres, leur réconciliation est un signe de la puissance du Saint Esprit qui a uni des personnes de ces deux nations pour oeuvrer à un rassemblement pour la paix entre les Chrétiens divisés. Comme le dit l’Ecriture : "Les artisans de paix, lorsqu’ils oeuvrent pour la paix, sèment les semences qui porteront fruit en sainteté." (Jc 3, 18). C’est une leçon pour nous tous.

Nous avons vécu et avons eu un avant-goût de ce à quoi ressemblera un jour l’unité entre Chrétiens. Des allocutions sur l’unité nous ont été données par des membres du clergé de différentes Eglises. Leurs discours sonnaient comme s’ils étaient issus d’une seule voix et d’un seul esprit. Durant leurs allocutions, nous avons ressenti le grand désir de nous tous d’être un. Nous avons vu et avons été témoins de la soif d’unité qu’ont les laïcs et le clergé. Mais nous avons senti en même temps les grandes plaies extérieures que notre division a infligées au Corps du Christ.

La majorité d’entre nous sommes fatigués de cette division, parce qu’elle n’est pas conforme à la loi d’amour de notre Seigneur. Le Christ est même encore plus fatigué de nous voir divisés. Les cris et acclamations de joie de toutes ces nations qui étaient soudées ensemble, appelant à une complète unité parmi les Chrétiens, ont exposé que cette division n’est pas seulement un péché, mais également un contre-témoignage. Cependant, le plus grand péché contre l’unité est d’avoir des dates de Pâques séparées. Comme ce sera bon lorsque nous crierons tous ensemble : "Christos Anesti" d’une seule voix tous le même jour. Nous disons tous "que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel..." Jésus- Christ nous a unis par Son Sang, alors, comment pouvons-nous renier cette unité ? "Il est la paix entre nous, et Il a uni les Gentils et les Juifs, et brisé la barrière qui les maintenait séparés, détruisant en fait en Sa propre personne l’hostilité causée par les règles et les décrets de la Loi." (Ep 2.14-15) Comment pouvons-nous dire "non" à Dieu, s’Il veut que nous nous unissions ? Se pourrait-il que nos coeurs se soient endurcis ? Avons-nous oublié les paroles du Saint Père lorsqu’il a dit : "Les éléments qui nous unissent sont beaucoup plus grands que ceux qui nous divisent" ? Alors, nous devons ramasser ces éléments et les utiliser pour aplanir la route vers une complète unité.

La Sainte Eucharistie et le partage eucharistique.

Dans le catéchisme de l’Eglise catholique, il est dit, en citant St Augustin, à propos de l’Eucharistie :

"Devant la grandeur de ce mystère [la Sainte Eucharistie], St Augustin s’écrie : ’Ô sacrement de la piété ! Ô signe de l’unité ! Ô lien de la charité !’ D’autant plus douloureuses se font sentir les divisions de l’Eglise qui rompent la commune participation à la table du Seigneur, d’autant plus pressantes sont les prières au Seigneur pour que reviennent les jours de l’unité complète de tous ceux qui croient en Lui." (CEC 1398).

Le Seigneur nous presse de nous réconcilier et de nous réunir. Un cardinal catholique bien connu a dit récemment à un prêtre orthodoxe de mes amis de New York, qui assistait à la messe du cardinal à Rome - et c’est également ma conviction - qu’il doit être possible d’obtenir à nouveau cette union autour de la table du Seigneur entre Catholiques et Orthodoxes, puisque nous partageons les mêmes sacrements et avons virtuellement la même foi, bien que revêtus d’expressions de foi et de dévotions différentes. J’en suis venue à connaître l’amour enflammé de notre Seigneur, les profondeurs de Son désir d’une parfaite union de Son Corps, et je crois qu’Il souffre de notre manque d’amour et de communion. Aussi, je n’ai pas de plus grand désir que de voir Son Corps réuni, et je suis convaincue que nous Chrétiens, si nous aimons réellement Jésus-Christ, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour oeuvrer à la réconciliation des membres séparés du Corps du Christ.

Cependant, je sais que cette union ne se fera pas facilement, mais uniquement par un miracle de notre Seigneur. Bien que nous devions faire tout ce que nous pouvons pour faire avancer l’unité, Il a promis de nous donner cette union, qui sera l’oeuvre du Saint Esprit car, comme je l’ai dit une fois en 1992, elle viendra aussi soudainement que la chute du mur de Berlin : "La Miséricorde et la Justice accomplissent des merveilles telles qu’il n’y en a jamais eu depuis de nombreuses générations... et l’Unité viendra sur vous comme l’Aurore et aussi soudainement que la chute du communisme. Elle viendra de Dieu et vos nations l’appelleront le Grand Miracle, le Jour Béni de votre histoire" (Message du 10 janvier 1990).

L’Eglise du Christ est une en ce sens que le Christ est un et n’a qu’un seul Saint Corps. Ce sont les gens de l’Eglise qui sont divisés. Si les Chrétiens sont capables de dépasser les obstacles négatifs qui les séparent, obstacles qui, selon l’Ecriture, sont contre l’accomplissement entre nous de l’unité de foi, d’amour et de dévotion, le Père écoutera la prière déjà exprimée par Son Fils divin, lorsqu’Il a dit : "puissent ils être un en nous, comme tu es en moi et moi en toi, afin que le monde puisse croire que c’était toi qui m’avais envoyé" (Jn 17.27).

Tandis que j’attends cette grâce, j’essaie de suivre aussi bien que je peux les principes dans l’état présent des affaires, et je suis convaincue de ne pas porter préjudice aux consciences des membres de quelque Eglise. Dans votre question, se trouve le passage suivant : "En lisant vos oeuvres, cependant, on a parfois l’impression que vous vous placez au dessus des deux Eglises sans être engagée dans l’une d’elles." Il n’y a rien dans l’oeuvre écrite qui puisse donner l’impression que je me situe au-dessus des deux Eglises. Comme vous l’écrivez, il semble que ce soit plus sur le plan pratique.

Quant à ma manière de pratiquer ma foi, je suis Orthodoxe et je suis pleinement engagée dans mon Eglise. Chaque fois qu’il y a une église orthodoxe dans le voisinage, je ne manque jamais de participer à la Messe du dimanche à moins, bien sûr, qu’il n’y en ait pas, comme c’était le cas à Dacca, au Bangladesh où je vivais. Juste avant de venir à Rome, où je vis maintenant, j’ai vécu durant 11 ans en Suisse. Chaque dimanche j’allais à notre église orthodoxe, et le prêtre grec de Lausanne, le père Alexandre Iossifides est mon témoin, ainsi que les fidèles qui venaient à l’église et m’y voyaient régulièrement, à moins, bien sûr, que je sois en voyage. A l’étranger, durant mes voyages, où je suis le programme établi pour moi pour donner mon témoignage, parfois - et je voudrais ajouter, plutôt rarement - il peut arriver que les prêtres catholiques ou les Evêques du lieu qui m’ont invité à témoigner, aient programmé une Sainte Messe publique dans le lieu-même où je viens de parler ; je reste alors avec l’assemblée pour la Messe, puisqu’elle fait partie du programme, et j’y reçois la Sainte Communion.

Ici, à Rome, je vis loin du centre, et très loin de mon église grecque-orthodoxe, qui est située au centre de Rome. Il existe une église orthodoxe slavonne à Tre Fontane, que je fréquente mais je n’en comprends pas la langue et ainsi je me permets, de temps en temps, puisque je suis en voyage la moitié du temps, de recevoir la Sainte Communion dans le Sanctuaire de la Madonna del Divino Amore, situé à 3 km de mon domicile. Je crois que le Second Concile du Vatican me permet de le faire puisque, comme il est rappelé dans le catéchisme de l’Eglise catholique : "une certaine communion in sacris, donc dans l’Eucharistie est "non seulement possible mais même recommandée, lors de circonstances favorables et avec l’approbation de l’autorité ecclésiastique" (CEC 1399).

Dans le décret Orientarium Ecclesiarum de Vatican II, il est écrit : "Aux Orientaux qui, en toute bonne foi, se trouvent être séparés de l’Eglise catholique, peuvent être donnés, s’ils les demandent d’eux-mêmes et s’ils sont convenablement disposés, les sacrements de la Pénitence, de l’Eucharistie et de l’Onction des malades..."

Le Code de Droit Canonique catholique déclare :

"Les ministres catholiques administrent licitement les Sacrements de Pénitence, d’Eucharistie et d’Onction des malades aux membres des Eglises orientales qui n’ont pas la pleine communion avec l’Eglise catholique s’ils le demandent de leur plein gré et sont dûment disposés ; ceci vaut aussi bien pour les membres d’autres églises qui, au jugement du siège apostolique, se trouvent pour ce qui concerne les Sacrements dans la même condition que les Eglises orientales susdites." (Can 844-§3).

La lettre encyclique "Ut unum sint" du Pape Jean-Paul II continue ces assertions en se référant à Orientalium Ecclesiarum :

"En raison des liens sacramentels très étroits existant entre l’Église catholique et les Églises orthodoxes, le décret Orientalium Ecclesiarum a déclaré que " la pratique pastorale montre qu’on peut et que l’on doit prendre en considération les différentes situations des personnes prises individuellement, situations dans lesquelles ni l’unité de l’Église n’est lésée, ni des périls à éviter ne se présentent, mais dans lesquelles au contraire la nécessité du salut et le bien spirituel des âmes constituent un besoin urgent. C’est pourquoi l’Église catholique, en raison des circonstances de temps, de lieux et de personnes, a souvent adopté et adopte un mode d’action plus indulgent, offrant à tous les moyens de salut et le témoignage de la charité entre chrétiens par la participation aux sacrements et aux autres célébrations et choses sacrées." (Ut unum sint 58)

Quant à la relation avec les églises de la Réforme, les choses sont un petit peu plus complexes. Beaucoup de fidèles d’éducation protestante, qui lisent la Vraie Vie en Dieu, deviennent Catholiques de par leur libre choix, principalement à cause des thèmes concernant l’Eucharistie. Jésus ne parle pas dans les messages de la validité de leurs sacrements, mais Il presse les Protestants d’aimer à nouveau la Mère de Jésus et de reconnaître le rôle de Pierre :

Vassula, le temps est venu d’unir Mon Eglise. Réunissez-vous, bien-aimés. Venez rebâtir ces anciennes ruines. Rebâtissez Mon ancienne Fondation, une Fondation établie de Ma Propre Main. Honorez Ma Mère comme Moi, qui suis le Verbe et au-dessus de tout, Je L’honore ! Alors, ne désirerais-Je pas que vous, qui êtes poussière et cendres, La reconnaissiez comme Reine du Ciel, L’honorant ? Ma douleur d’aujourd’hui est de voir combien Ma Création connaît peu Son importance. Ceux de Mes fidèles qui sous le nom de Luther se sont entièrement isolés doivent retourner à Pierre.

Dans un autre message, le Christ réprimande ces Chrétiens qui ne parviennent pas à voir la grandeur du mystère de l’Eucharistie et la Divine Présence du Christ qui S’y trouve :

...ainsi, Je dis à ces églises dont le clergé n’a pas accepté Mon Mystère : "Venez à vos sens et recherchez-Moi avec ferveur ; maîtrisez également votre ressentiment contre Ma Mère. Que chaque race sache que Ma Chair et Mon Sang viennent de Ma Mère. Oui, Mon Corps vient de la Très Sainte Vierge, de sang pur. Béni soit Son Nom ! Pour sauver tous les humbles de la terre qui Me reçoivent et pour leur donner la vie impérissable, Je suis devenu Pain pour Me donner à vous. Et par cette Communion, Je sanctifie tous ceux qui Me reçoivent, les déifiant pour qu’ils deviennent la chair de Ma Chair, les os de Mes Os. [...] Par Ma Divinité, Je déifie les hommes... [...] Maintenant, Je suis jugé par des hommes. Le Vêtement[12] qui peut vous couvrir, vous ornant majestueusement, vous donnant une métamorphose, vous divinisant, est rejeté par ces églises qui ne peuvent pas comprendre Mon Mystère... Aujourd’hui, à nouveau, Je crie du Ciel : ’frères, pourquoi minez-vous Ma Divinité ? si vous prétendez être ceux qui savent ce qui est juste, alors pourquoi votre esprit pille-t-il Mon Eglise ? [...] Je vous invite à célébrer la Messe et à prendre part au Divin Mystère de la manière que J’ai vraiment instituée’." [...] Ces églises Me proclament royal et glorieux, elles affirment Ma puissance, proclamant Ma redoutable puissance, Me chantant leurs louanges, reconnaissant Mon Omnipotence et Mes Puissantes merveilles, mais Je deviens une pierre d’achoppement lorsqu’il s’agit de mesurer la magnificence de Ma Divinité et de Ma Présence dans l’Eucharistie.

Statut matrimonial

Plus loin dans votre question, vous dites que je reçois parfois la Sainte Communion dans l’Eglise catholique romaine : "notre souci concernant les Catholiques qui vous suivent et pourraient interpréter ces attitudes d’une manière relativiste et être tentés de négliger la discipline de leur propre Eglise." Selon le Droit Canon que j’ai cité ci-dessus et qui prouve que je suis en totale concordance avec le Droit Canonique de l’Eglise catholique, je ne vois aucune raison que les fidèles catholiques réagissent d’une manière relativiste.

Je ne suis pas en faveur du divorce et je ne cherche pas à promouvoir parmi les fidèles catholiques la doctrine selon laquelle le remariage des personnes divorcées devraient être permis. Mon divorce et mon remariage civil ont eu lieu avant ma conversion. Après ma conversion, à la lumière des messages de i<>la Vraie Vie en Dieu, j’ai découvert que ma situation matrimoniale n’était pas régulière. Toutefois, à part moi, personne ne connaissait cette situation et, encore une fois, ce fut de moi-même que je l’ai déplorée publiquement. J’ai dénoncé ma propre situation alors qu’en fait, personne n’en savait rien. Ayant pris conscience de ma situation, j’ai approché les autorités de mon Eglise à Lausanne et j’ai passé par un processus de complète clarification selon les règles matrimoniales orthodoxes. Ainsi, je suis une Chrétienne orthodoxe en paix avec mon Eglise et avec ses règles comme tout autre Chrétien orthodoxe et, en tant que telle, il m’est permis de recevoir l’Eucharistie dans ma propre Eglise et dans l’Eglise catholique, selon les principes mentionnés ci-dessus. Je ne néglige en aucune manière les règles de l’Eglise catholique sur le mariage.

[4] Bien que dans notre livre de la Doctrine de l’Eglise orthodoxe, tome 1, publié en 1977 par Mr Trembelas, on peut lire en page 79 [de la version anglaise (ndt)] : "Les révélations se définissent comme un acte posé par Dieu par lequel Il instruit Ses créatures raisonnables des mystères de Son existence, de Sa nature et de Sa volonté, selon leur capacité intellectuelle limitée..."

[5] Le Pape,

[6] Jn 21, 15-17,

[7] Jn 21, 15-17,

[8] Ut Unum Sint 89.

[9] Ut Unum Sint 61, réf. à la Lettre Apostolique Orientale Lumen (2 mai 1995), 24.

[10] En même temps, j’ai également compris : "combien aurons-nous à souffrir auparavant !" Le "nous" désigne Jésus et le Pape Jean-Paul II.

[11] J’ai compris que le Christ Se réfère à tous Ses messages sur l’Unité, qui nous appellent tous à unifier les dates de Pâques. Faute de mieux, cela satisferait Sa Soif de l’Unité. Le Christ a promis que si nous unissions les dates de Pâques, Lui ferait le reste.

[12] Nom symbolique pour le Christ.

Autres articles de la même Rubrique :
6. Commentaires sur la Notification
7. CDF : contenu du dialogue avec Vassula