Mercredi, 16 janvier 2019
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Chapitre 6 - Prophéties, l'impossible tromperie
 


"Les révélations privées sont par leur nature un impératif de conduite, un commandement de la façon dont devrait agir la Chrétienté face à une situation historique donnée." Karl Rahner. Visions et prophéties.


À supposer, encore ! que Vassula nous ait trompés, pour ce présumé faux-monnayeur, faire les demandes du soi-disant prophète et les réponses du Christ n’était pas sans comporter de nombreux risques. En effet, Vassula aurait imaginé les questions qu’elle pose à Jésus et que Jésus lui pose, et en même temps, elle En aurait inventé les réponses, tour de force beaucoup moins facile à accomplir qu’il n’y paraît d’abord.
Tout d’abord, je pense qu’un vrai faussaire serait moins habile à donner les réponses qu’à poser les questions, quoique d’aucuns prétendent qu’il est plus difficile de poser les questions que d’en donner les réponses. Pour pertinentes que soient les questions posées dans La Vraie Vie en Dieu, les réponses ne manquent pas non plus de fonds ni d’intérêt. Or je me suis plutôt attardé sur les réponses, parce qu’elles constituent la matière principale de La Vraie Vie en Dieu, que sur les questions qui sont plus le fait de Vassula que de Jésus ; on lit cette oeuvre pour savoir ce que Jésus pense de ceci ou de cela, non pas ce que Vassula en pense. Si c’est vraiment Jésus Qui parle, quelle inestimable source de savoir ! J’ai cherché à déceler l’endroit où le présumé faussaire, tôt ou tard, s’il était un faux-monnayeur de la mystique, finirait par se trahir. J’ai dit que j’en avais conclu que Vassula ne pouvait pas être l’auteur de La Vraie Vie en Dieu.
En effet, si je considère certaines des nombreuses prophéties qui ont été données dans La Vraie Vie en Dieu, une fois le constat fait que toutes ne se sont pas encore réalisées, mais qu’un nombre non négligeable d’entre elles l’ont été au moment où j’écris ces lignes, je prends conscience de ce dont les adversaires de Vassula ne se sont pas encore assez avisés : qu’il est fort risqué pour un faussaire de Dieu de faire une prophétie, quand celle-ci ne venant point de Dieu, ne s’accomplira pas.
La Vraie Vie en Dieu serait donc une oeuvre prophétique. Pourquoi s’en étonner ? Eh quoi ! est-ce la première fois, depuis la naissance de l’Eglise, que Dieu avertit l’homme de possibles événements dont la réalisation ou la non-réalisation dépend de la conversion du genre humain ? L’Eglise n’a-t-elle pas reconnu les apparitions, à Paris, du couvent de la Rue du Bac, après que les prophéties données par la Vierge à sainte Catherine Labouré eurent commencé à se réaliser ? Or certaines prophéties de La Vraie Vie en Dieu se sont réalisées ! La plus marquante d’entre elles concerne les événements tragiques du 11 septembre 2001. Voici, jour pour jour, dix ans auparavant, autrement dit, le 11 septembre 1991, les Paroles de Jésus à Vassula :

Seigneur, je regarde les Cieux et je cherche les Choses du Ciel, je cherche Ta Sainte Face pour que je sente la Paix et puisse m’en réjouir ; je cherche Ta Sainte Face pour pouvoir La contempler.


Et Moi, pour Ma part, Mes Yeux considèrent le monde d’aujourd’hui, nation après nation, scrutant âme après âme à la recherche d’un peu de chaleur, d’un peu de générosité et d’un peu d’amour. Mais très, très peu ont Ma faveur. Très peu se soucient de vivre une vie sainte. Et les jours fuient et les heures sont maintenant comptées avant la grande rétribution.

Mes cités[1] sont devenues celles de prostituées ! Impitoyables ! Elles sont devenues des citadelles pour les démons ! TOUTES CORROMPUES DE L’INTERIEUR, rongées par les vers ! Un refuge pour la vipère et le scorpion ! Comment ne pourrais-Je pas souffler sur ces renégats Mon Feu Purificateur ?...


Soudain, Jésus a changé de ton, et après avoir attendu quelques secondes, d’un ton très grave qui m’a terrifiée, Il a dit :

La terre tremblera et sera secouée.
Et tout le mal édifié en Tours[2] s’effondrera en un tas de décombres et sera enseveli dans la poussière du péché ! Au dessus, les Cieux seront secoués et les fondations de la terre seront ébranlées !
Priez pour que la Main du Père ne tombe pas en hiver.
Les îles, les mers et les continents seront visités par Moi inopinément par le tonnerre et par la Flamme.
Ecoutez attentivement Mes derniers mots d’avertissement, écoutez maintenant qu’il est encore temps.
Lisez Nos messages[3] et arrêtez d’être méprisants ou sourds quand le Ciel parle.
Baissez vos voix et vous entendrez les Nôtres.
Réfléchissez à deux fois avant de juger, réfléchissez à plus de deux fois avant de condamner les Œuvres du Saint Esprit. Je n’épargnerai aucun de ceux qui se moquent du Saint Esprit, Le blasphémant impudemment. La Justice le précipitera dans le monde d’en-dessous.
Levez tous vos faces et cherchez les Cieux pour contempler Ma Sainte Face ! Levez vos yeux vers le Ciel et vous ne périrez pas. Repentez-vous ! Et demandez au Père de S’attendrir.
Bientôt, très bientôt maintenant, les Cieux s’ouvriront et Je vous ferai voir
Le Juge.


[1] Le mot "cités" est utilisé ici par Dieu pour signifie "âmes".
[2] Comme la tour de Babel.
(3] Ceux de Jésus et de Marie, les deux Témoins.

Cela changea-t-il quelque chose à l’attitude des officiels à l’égard de Vassula et de La Vraie Vie en Dieu ? Muets ou indifférents, toujours imperturbables, ils invoquèrent le hasard et la récurrence du mot "tour" dans les textes bibliques... Agacés et superbes dans leur immuabilité, ils en conclurent d’un revers de main : "Une prophétie ne prouve rien !"
Je vais, d’abord, me pencher sur l’une de celles qui compte, je pense, parmi les premières et qui passe, me semble-t-il, encore trop souvent inaperçue, peut-être en raison du fait qu’elle ne se donne pas comme une prophétie - bien qu’elle en soit une, tant elle n’a pas manqué de se réaliser - mais plutôt comme, de prime abord, une charmante naïveté. Comment Vassula pouvait-elle oser demander à Jésus,

Peux-Tu, en ce moment-même, voir l’avenir ?
Oui, Ma bien-aimée.
Puis-je alors Te poser une question ?
Tu peux.
Puisque Tu vois l’avenir, je voudrais savoir quelque chose. Si Tu ne veux pas me répondre, dessine-moi simplement un cœur. A la fin, Te décevrai-je ?
Non, tu ne Me décevras pas.

à la manière d’une enfant qui ne sait pas ce qu’elle demande - ce qui a dû désarmer Jésus - s’Il avait le pouvoir de lire dans l’avenir, à quoi Il lui répondit que oui, et de lui demander, ensuite, si elle ne le décevrait pas ! , à quoi Il lui répondit que non. À supposer que Vassula soit l’auteur de La Vraie Vie en Dieu, elle se, pieds et poings, liait ! Pour le comprendre, rapprochons cette prophétie de celle qui date également des débuts de La Vraie Vie en Dieu où le Christ déclare à Sa choisie, sans circonlocutions et sans ménagements aucun :

Les autorités ecclésiastiques te rejetteront invariablement.

Tristes perspectives ! Si Vassula ne déçoit pas Jésus au cours de sa mission, même si elle reste invariablement rejetée par l’Eglise, il faut en déduire que Vassula aura à supporter de douloureuses épreuves, celles de la persécution. L’épreuve de la persécution, nul prophète n’y échappe. À quiconque ne connaîtrait pas l’histoire de l’Eglise, il peut sembler pour le moins consternant qu’aujourd’hui encore, il se trouve des hommes et des femmes d’Eglise prêts à endosser le rôle de persécuteurs, bien que ces individus qui se disent chrétiens aient lu la Bible et les prophètes et sachent comment et à quoi l’on reconnaît les vrais prophètes : au fait qu’ils sont persécutés, comme le Christ Lui-Même au temps de Sa prédication, par ceux-là mêmes sur lesquels ils comptaient pouvoir s’appuyer, à seule fin d’accomplir leur mission. Oui, d’un prophète, la persécution atteste l’authenticité du charisme, tant que ledit prophète ne tire pas l’épée. Vassula n’a jamais attaqué ses persécuteurs. Ils ne la persécuteraient plus, s’ils la croyaient prophète. Ils ne la croient pas telle et la traitent d’imposteur : aussi continuent-ils à la persécuter.
Reprenons. Un prophète, Vassula, est persécuté. Mais bien qu’il soit persécuté, bien qu’il ne tire pas l’épée, ce prophète-là, Vassula, n’est néanmoins pas un authentique prophète ! Craignent-ils de succomber au piège du syllogisme : "Les vrais prophètes sont persécutés. Vassula est persécutée. Donc Vassula est un prophète." ? Assurément, concluent-ils, Vassula est persécutée et nous pouvons continuer à la persécuter, puisqu’elle n’est pas un authentique prophète. D’autres disent qu’elle n’est pas persécutée, ne redoutant ni le mensonge ni la mauvaise foi. L’incompréhensible est non seulement qu’ils ne se rallient pas, mais que le fait de la combattre avec acharnement, alors qu’elle ne tire pas l’épée, échoue à leur prouver que Vassula est un prophète ! Est-ce parce qu’il les accule à la reddition, qu’ils ne peuvent admettre un tel argument ? Ils préfèrent donc persévérer. Ils se rassurent en se persuadant encore et encore que Vassula est folle, bien qu’il soit impossible qu’une folle ait écrit La Vraie Vie en Dieu. Alors ils se persuadent qu’elle est un gourou du New Âge. Pourquoi ne tirent-ils pas les leçons du passé ? Devant l’évidence de la vertu, de la patience, voire de la sainteté, pourquoi faut-il que l’Eglise s’acharne à éprouver ce qui n’a plus besoin de l’être ? Que leurs doutes soient mis en doute, que leurs contestations soient contestées, que leurs jugements soient jugés, et condamnées leurs condamnations, voilà qui doit les brûler comme une flèche de glace.
Or comment si elle avait été un faux prophète, Vassula pouvait-elle se prédire à elle-même des épreuves et des persécutions que tout faux prophète va chercher à s’épargner ? Elle ne cache pas sa lassitude :

Tous ces sacrifices mènent-ils à quelque chose ? ou seront-ils tous en vain ? Aurai-je toujours cette force de continuer de la sorte sans m’arrêter ? Ou bien abandonnerai-je un jour, trouvant tout cela trop accablant ?

A-t-elle jamais abandonné ? Quand on est un faux prophète, annoncer que l’on sera invariablement rejeté, c’est par-devers soi prendre la monstrueuse et imbécile responsabilité d’être condamné à une vie de souffrances. Or un faux prophète ne préfère-t-il pas la gloire, la reconnaissance et l’argent à la souffrance ? Un imposteur veut bien faire croire qu’il souffre. Est-il prêt à souffrir ? Vassula n’est pas persécutée, si bien qu’elle est un faux prophète ? Que leur faut-il de plus, quand ceux qui s’acharnent à la calomnier prétendent ne dire d’elle aucun mal ni chercher à lui nuire en aucune façon, tout en ne se lassant pas de répéter qu’elle est un faux prophète, mais qu’elle n’est pas persécutée ? Je préférerais qu’on dît qu’elle est persécutée parce qu’elle est un faux prophète ! Mauvaise Foi apparaîtrait à visage découvert. Ce serait un moindre mérite. Jusqu’à ce jour où je trace ces lettres, Vassula n’est pas reconnue par la plupart des officiels de l’Eglise catholique qui, à seule fin de lui mettre une muselière, ont diffusé à son sujet de fausses informations ; Vassula n’est pas mieux considérée par la plupart des officiels de l’Eglise orthodoxe ; de l’Est à l’Ouest, elle est décriée pour des raisons fondées sur l’inexactitude, le mensonge et la calomnie. Si l’on doute encore que Vassula soit réellement persécutée, que l’on consulte les quelques titres des ouvrages écrits pour la détruire, puis que l’on aille sur Internet. Si l’on veut échapper aux fumerolles empoisonnées que dégagent ces infernaux alambics rhétoriques, il est important d’avoir lu, d’abord, La Vraie Vie en Dieu.
Redisons-le. Se prédire à soi-même des persécutions, lorsque l’on est un faux prophète, c’est se condamner à servir un Maître Que, bien qu’Il n’ait rien demandé, dans sa folie, et dans son orgueil, on s’engage à servir - et à mal servir - sous peine de se dédire et de faire éclater, de la façon la plus pénible, sa supercherie ! Or dès le début de son charisme, Vassula avait cessé d’ignorer que sa mission échouerait aux yeux des hommes, et en admettant même qu’elle fût un faux prophète, ne se serait-elle pas abstenue d’aller le crier sur les toits ! Elle eût scié la branche sur laquelle elle était assise, dans la mesure où le Christ lui prédisait - ou qu’elle Lui faisait prédire ! – :

Les autorités ecclésiastiques te rejetteront invariablement.

Si elle avait été un faux prophète, une élémentaire prudence lui aurait dicté la réserve, au cas où les autorités religieuses auraient reconnu son charisme. En outre, comment ce faux prophète pouvait-il annoncer son échec, s’il eût été un faux prophète ? Cela l’obligeait à jouer le rôle d’un vrai prophète persécuté, sans être pour autant reconnu comme un vrai. Il en découlait pour Vassula une immense frustration ! C’est pourquoi Vassula ne pouvait pas avoir écrit :

Les autorités ecclésiastiques te rejetteront invariablement.

"Voilà, se dit-on à soi-même avec l’accent du bon sens, qui augure mal d’un début de carrière de faux prophète ! - Alors pourquoi commencer une telle carrière ?" est-on tenté d’ajouter. Il y aura toujours des gens pour répondre : "Mais pour faire croire qu’on est un vrai prophète ! Car, en ce cas précis, quand on est persécuté, on passe pour un vrai prophète ne fût-ce qu’aux yeux d’une poignée de gens simples et crédules. Les vrais prophètes, l’ignorez-vous ? sont toujours persécutés et reconnus après leur mort." Vassula serait donc un faux prophète qui imiterait un vrai prophète ! "J’entends bien, répondrai-je ; pourtant, vous m’accorderez que s’il peut exister de faux prophètes que l’on prend pour des vrais, il peut y en avoir des vrais que l’on prend pour des faux, par exemple, Vassula qui est un vrai prophète que l’on calomnie, en disant qu’elle en est un faux qui en imite un vrai ! - Ah, non, pas Vassula. Vassula est un faux prophète ; c’est, d’ailleurs, pourquoi on veut la museler. - Mais pourquoi veut-on la museler (c’est-à-dire la persécuter), sinon parce qu’elle est un vrai prophète et que les vrais prophètes sont persécutés, à la manière des faux. - Vassula, vous dis-je ! est un faux prophète, voilà pourquoi l’Eglise essaie de la faire taire. - Pas toute l’Église, certains membres d’un courant de l’Église rationaliste... - Brisons-là, voulez-vous..." Tel est à quoi se réduit tôt ou tard l’échange entre celle ou celui qui croit au charisme de Vassula et celle ou celui qui n’y croit pas.
Il y a pourtant un moyen d’en sortir : c’est de reconnaître l’arbre à ses fruits :

"Prenez un bel arbre, son fruit sera beau ; prenez un arbre détestable, son fruit sera détestable, car c’est à son fruit qu’on reconnaît l’arbre." Matthieu 12,33.

Un faux-prophète ne ramène pas d’âmes au Christ. Dites cela aux adversaires de Vassula ; dites-leur que vous êtes un converti de La Vraie Vie en Dieu et vous verrez prendre chair l’expression "écumer de rage". Ils vous soutiendront morbleu ! qu’il n’est pas possible que vous soyez converti, que vous vous trompez, que vous êtes un imposteur, que vous êtes abusé, que vous "croyez" être converti, mais que vous ne l’êtes pas, parce que La Vraie Vie en Dieu n’est pas une oeuvre providentielle (détachez bien toutes les syllabes). Que vous vous confessiez, que vous communiez, que vous recommenciez à prier, que vous jeûniez, que vous croyiez à l’enfer, à l’existence du diable, au purgatoire et que vous intercédiez pour les âmes qui y sont ; que vous croyiez aux apparitions et aux miracles ; que vous alliez en pèlerinage où la Vierge apparaît et où, à Sa demande, Son Fils accomplit des miracles, des gens que vous avez vus ayant été guéris ; bref, que vous accréditiez ce que l’Eglise a toujours enseigné, mais qui, ces dernières années, pour toutes sortes de raisons qu’il faudra bien, un jour, élucider, a été mis sous le boisseau, tout cela ne prouve rien, mais paraîtra à ces bergers, et gravement suspect et gravement subversif ; en outre, parce que vos êtes un converti de La Vraie Vie en Dieu que vous vous en vantez (au lieu de faire profil bas), ils vous tiendront en respect et vous serez regardés de travers par la plupart de leurs satellites dûment informés de la menace que vous représentez pour le résidu de la petite communauté chrétienne tapie et tremblotante dans l’une de ces églises qui n’ont pas encore été passées au bulldozer. Enfin, vous passerez à leurs yeux vigilants pour un dangereux illuminé qui n’a pas fait sa révolution culturelle ! N’attendez pas qu’ils vous confient les deux enfants de la catéchèse ; vous êtes tout juste bon à faire le ménage ! Faites-le et décrassez bien leur c(h)œur.

Mais reprenons-nous à raisonner... Si l’on est un faux prophète, faut-il, afin de se faire reconnaître comme un authentique prophète, commencer par annoncer au monde que l’on va être rejeté et souffrir la persécution ? Rien n’est moins sûr. En vérité, quel est le faux prophète qui veut souffrir à la manière d’un vrai ? Qui choisira la souffrance, que dis-je ! l’humiliation et le mépris, de son plein gré, et qui acceptera de jouer jusqu’au bout ce rôle, sous prétexte de passer pour un vrai prophète, alors qu’il en serait un faux, dans le seul but de tromper le monde ? Cela n’a pas le sens commun ! Il vaut mieux, décidément, reconnaître l’arbre à ses fruits ! L’on vous dira que ces fruits sont des illusions de fruits, des trompe-l’œil, peut-être des fruits de mer ou, suprême concession, des fruits avariés.
Il y a pour les adversaires de La Vraie Vie en Dieu plus audacieux encore :

Même après ta mort, ton corps continuera à prophétiser. Tout le travail que tu fais ne sera pas en vain.

Comment longtemps avant sa mort, Vassula pouvait-elle prédire que son corps prophétisera après sa mort, à moins qu’elle n’ait reçu cette prédiction de la Bouche Même du Christ, dans la mesure où soit elle est un vrai prophète et son corps, en effet, prophétisera ; soit elle en est un faux et son corps ne prophétisera pas ; mais de surcroît la dénoncera comme un imposteur. Alors pourquoi se donner tant de peine, accomplir tant d’efforts et de sacrifices si pour, sitôt sa mort - quand de son vivant on sait déjà ne pouvoir obtenir aucune reconnaissance - retomber dans l’oubli, et qui plus est, escorté par les anges de la honte ?

Même après ta mort, nombreux seront ceux qui liront Mon Message ; il parviendra à chaque coin de cette terre pour augmenter l’amour, la foi et l’espérance.

Ce qui fait dire à Vassula elle-même, quelques années plus tard, sous la forme d’un poème inspiré par l’Esprit-Saint, le 9 mars 1999, cahier 98 :

Et maintenant, je peux dire :‘j’ai trouvé le repos et je jouis de Tes Richesses’. 
Même lorsque je quitterai cette terre, 
je laisserai ces Trésors 
aux futures générations qui doivent venir.


La Vraie Vie en Dieu est appelée à être relue durant les siècles à venir. Forfanterie ou vérité ? Suffit-il de le prophétiser pour que cela advienne ? Certes non. Si ce texte était celui d’un faussaire, il n’y aurait aucune raison pour qu’il survécût dans la mémoire déjà saturée des hommes ; un tel texte, un faux, n’apporterait rien à leur consolation : l’authenticité du charisme qui le leur rendait si incomparablement précieux et si inestimable la Voix qui prétendument S’y exprimait, tout cela ne serait plus que vent. Autant ce type de texte se révèle un trésor si l’on en admet la provenance divine, autant il dégoûte quiconque en a espéré d’être consolé, si preuve a été faite qu’il n’était qu’un tissu d’élucubrations mondaines. (À la rigueur, les spécialistes du cerveau humain en proie à l’imagination fébrile et délirante peuvent s’y intéresser, à titre de curiosité, mais la faveur du plus grand nombre, le faussaire de Dieu sait qu’il l’a perdue à jamais, une fois la supercherie dévoilée - et puisque la prophétie ne se réalisera pas, la supercherie ne peut manquer d’être dévoilée.) Le faussaire Vassula eût-il donc travaillé en vain ? Si son charisme n’avait pas été authentique, Vassula savait que son corps ne prophétiserait pas, ce qui vouait son oeuvre à l’infamie et elle-même à l’oubli. Voilà pourquoi Vassula ne peut avoir écrit La Vraie Vie en Dieu.

 
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