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Accueil » F.A.Q. » Les messages sont reçus à travers une écriture automatique. Spiritisme ?
L'accusation d'écriture automatique

Une démarche malhonnête de la part des détracteurs.

En accusant Vassula d’avoir recours à l’écriture automatique pour écrire La Vraie Vie en Dieu, la démarche des calomniateurs est invariable :

    I) user de concepts inappropriés et les plaquer sur La Vraie Vie en Dieu, bien qu’ils y soient étrangers, (à seule fin de discréditer La Vraie Vie en Dieu) ;

    II) laisser ignorer les arguments des défenseurs.

I) User de termes et de concepts inappropriés

a) Première définition de l’écriture automatique

L’écriture automatique est définie, en 1878, par Hippolyte Taine, penseur positiviste et matérialiste, dans la préface de l’un de ses ouvrages, « De l’intelligence » :

« Il y a une personne qui, en causant, en chantant, écrit sans regarder son papier des phrases suivies et même des pages entières, sans avoir conscience de ce qu’elle écrit. À mes yeux, sa sincérité est parfaite ; or, elle déclare qu’au bout de sa page, elle n’a aucune idée de ce qu’elle a tracé sur le papier. Quand elle le lit, elle en est étonnée, parfois alarmée... Certainement on constate ici un dédoublement du moi, la présence simultanée de deux séries d’idées parallèles et indépendantes, de deux centres d’actions, ou, si l’on veut, de deux personnes morales juxtaposées dans le même cerveau ; chacune a une œuvre, et une œuvre différente, l’une sur la scène et l’autre dans la coulisse. »

La définition d’Hippolyte Taine envisage l’écriture automatique d’un point de vue scientifique. Mais au temps de Taine, des gens considèrent que la personne qui écrit sans regarder son papier peut aussi être sous l’influence d’un esprit ou de quelque force mystérieuse. L’écriture automatique est, pour beaucoup, un phénomène irrationnel, voire surnaturel. Taine refuse cette thèse.

En effet, c’est au XIXème siècle que les médiums et le spiritisme connaissent un succès croissant : exilé à Guernesey, Victor Hugo, adepte des tables tournantes, prétend communiquer avec Dante et Shakespeare qui parleraient par sa voix et lui dicteraient leurs poèmes ; tandis qu’Hélène Smith voyagerait par la pensée et rapporte de ses voyages des dessins et des textes pour le moins étranges… Qui dit alors écriture automatique, dit manifestations occultes. Des esprits rationalistes, tels que Taine choisiront, quant à eux, d’étudier le phénomène sous un angle rationnel et médical. Aussi Taine s’en tient-il à parler de dédoublement de la personnalité.

Nous en tenant à la stricte définition de Taine, Vassula, quant à elle :

- Dit-elle qu’elle n’a pas conscience de ce qu’elle écrit ?

- Dit-elle qu’elle n’a aucune idée de ce qu’elle a tracé sur le papier ?

- Dit-elle qu’elle est étonnée, voire alarmée lorsqu’elle se relit ?

Pas que nous sachions...

La définition de l’écriture automatique par Hippolyte Taine ne s’applique pas à Vassula, ni d’un point de vue scientifique (comme phénomène de dédoublement de la personnalité), ni d’un point de vue occulte ; en effet, Vassula a pleine conscience de ce qu’elle écrit, elle sait parfaitement ce qu’elle trace sur le papier et n’est jamais étonnée ou alarmée, lorsqu’elle se relit.

Soutenir le contraire est une extrapolation.

Comme certains détracteurs soutiennent mordicus cette thèse afin d’avilir La Vraie Vie en Dieu et la ravaler au rang d’œuvre occultiste tout juste digne des élucubrations du tristement célèbre spirite Allan Kardec, nous voulons leur répondre plus amplement.

b) Seconde définition

Au début du XXème siècle, le concept d’« écriture automatique » est récupéré par les Surréalistes et vidé de son contenu occulte ou surnaturel. Ce n’est plus qu’un phénomène psychique et un portail poétique. L’écriture automatique ne postule l’existence d’aucune forme de transcendance. Les Surréalistes sont dans leur grande majorité athées.
En 1924, André Breton publie son premier Manifeste du Surréalisme. D’après lui, l’écriture automatique permet d’échapper au contrôle de la raison et de la volonté et, par conséquent, semble être dirigée ou dictée par des associations libres de mots qui se renvoient les uns aux autres. L’écriture automatique surréaliste permet de s’exprimer verbalement ou par écrit en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, et, notons-le bien, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. Elle exige, en outre, de se mettre en condition, pour :

- Ecrire le plus vite possible,

- Sans rature ni retouche, tout ce qui passe par la tête, au moment même de l’écriture.

Les textes d’écriture automatique s’apparentent donc à des récits de rêve, tel qu’on peut en lire, par exemple, dans le recueil d’André Breton et de Philippe Soupault, Les Champs magnétiques, publié en 1919.

Cette seconde définition de l ‘écriture automatique ne s’applique pas plus à Vassula que la première.

- D’une part, Vassula n’écrit pas vite ;

- D’autre part, contrairement aux Surréalistes, elle n’écrit pas forcément sans rature ni retouche : elle peut revenir sur une expression, un mot, une phrase, un passage entier.
http://www.defending-vassula.org/alter-art?lang=en

Car un charisme prend en compte la faiblesse du « centre de transmission et d’amplification » (expression du graphologue qui a analysé l’écriture de Vassula sous dictée) http://www.tlig.org/fr/frwrtng.html#anal

Tout prophète est ce centre de transmission. Par conséquent, Vassula, qui reçoit les messages sous forme d’une lumière intérieure, peut les traduire, comme elle s’en est expliquée, de différentes manières, après avoir hésité entre plusieurs formulations. Elle a répondu à ce sujet à La CDF (Congrégation pour la Doctrine de la Foi) qui lui a posé cinq questions : http://www.vassula.org/2002_CDF.html

« Lorsque je fais une si forte expérience des paroles, je suis également consciente que la forme écrite et la manière dont je devrais exprimer les paroles dépendent toujours de mes capacités limitées de langage et d’expression. La manière dont je reçois les paroles de Dieu est par une lumière de compréhension dans mon intellect, sans qu’il soit prononcé de parole. C’est comme si Dieu transmettait Sa pensée dans la mienne. Je sais exactement ce que Dieu veut ou voudrait dire. Alors, je dois écrire ce « message non exprimé » aussi bien que je le peux, en choisissant mes propres mots. » Réponse de Vassula à la CDF, 26 juin 2002.

- Enfin Vassula, lorsqu’elle pose des questions au Seigneur, n’écrit pas, contrairement aux Surréalistes, ce qui lui passe par la tête ; il suffit, pour s’en convaincre, de lire ce qui précède et, surtout, La Vraie Vie en Dieu.

- Bref, il va sans dire que Vassula – lorsque c’est elle qui parle – n’écrit pas non plus en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. Elle n’a de cesse de se mettre en conformité morale et spirituelle avec le Seigneur.

Discréditer, disqualifier, dégrader

Mais, pour les adversaires de La Vraie Vie en Dieu, taxer la production du texte intitulé La Vraie Vie en Dieu « d’écriture automatique » a beau être impropre, ils insistent et persévèrent pour dire que La Vraie Vie en Dieu est l’énoncé d’une écriture automatique ! Ce qui leur importe, n’est pas l’exactitude des termes qu’ils emploient pour définir un ouvrage qu’ils attaquent, ni la rigueur intellectuelle qu’ils manifestent dans le maniement de leurs concepts ; ce qui leur importe, c’est d’employer une expression péjorative et assurément disqualifiante, laquelle, sera reprise en chœur par les lecteurs mal informés.

Il y a 90 % de chances pour que ces derniers entendent dire, avant de l’avoir lue, que La Vraie Vie en Dieu est de « l’écriture automatique », et 10 % de chances pour qu’ils cherchent par eux-mêmes à vérifier le bien-fondé de cette affirmation et en mesurent l’erreur et la fausseté.
Le but des détracteurs est de fabriquer un préjugé et de l’enfermer dans une formule facile et réductrice.

« Ecriture automatique » était, pour eux, tout bénéfice, d’autant plus que l’expression fait florès dans les milieux ésotériques de la seconde moitié du XIXème siècle. Grâce à ces mots assassins, La Vraie Vie en Dieu devient une œuvre démoniaque, puisque l’écriture automatique est une pratique spirite qui n’a cessé d’être exercée, depuis cette époque jusqu’à aujourd’hui, par toutes sortes de personnes, y compris par des gens très connus, des artistes, en l’occurrence, qui jouissent d’une réputation autre que d’un gourou, à l’exemple du romancier contemporain, Bernard Werber, qui confiera dans son livre, Les Thanatonautes, publié en 1994, qu’il a eu recours, pour l’écrire, à l’écriture automatique. La Vraie Vie en Dieu ferait donc partie de toute une mouvance New Âge qui sévit de par le monde depuis de nombreuses années !

Nous répondons aux détracteurs :

La Vraie Vie en Dieu elle-même dénonce toutes ces pratiques de spiritisme et d’occultisme

« Ma bien-aimée, à ceux qui affirment que ces Oeuvres ne sont pas de Moi le Seigneur, mais viennent du spiritisme ou de l’occultisme, Je leur pose cette question : Satan peut-il se diviser contre lui-même ? S’il est divisé contre lui-même, comment son royaume peut-il tenir debout ? (Mt 12.26) » (Message du 13 janvier 1989. Cahier 30)

II) Laisser ignorer les arguments des défenseurs :

a) La Vraie Vie en Dieu, une écriture hiératique, selon le père Curty

Le père Christian Curty, franciscain et prêtre exorciste, a réfuté le terme d’ « écriture automatique », dans un article intitulé « Une lettre à son Église » et publié en son temps dans le supplément 3 de La Vraie Vie en Dieu.
http://www.defending-vassula.org/hand-curty-el?lang=fr

Le père Curty explique pourquoi il est faux de dire que l’écriture de Vassula est « automatique ». Elle est « hiératique », c’est-à-dire, selon la définition du Petit Robert imposée ou réglée par une tradition sacrée.

Vassula y insiste dans sa réponse à la CDF :
« Je voudrais souligner cependant que des théologiens qui sont également experts graphologues et qui ont examiné les écrits, les ont qualifiés de « hiératiques », décrivant beaucoup de différences fondamentales entre la manière dont j’écris et la soi-disant écriture automatique.  » Réponse de Vassula à la CDF, 26 juin 2002

En effet, lorsque c’est Dieu Qui parle, ou tout autre autorité divine, l’écriture ordinaire de Vassula change radicalement de graphie. Celle-ci devient ample, élancée et majestueuse.

L’écriture, explique le père Curty, accrédite, elle aussi, l’origine divine des messages. L’écriture hiératique n’est pas une invention, comme auraient bien voulu le laisser entendre certains détracteurs de La Vraie Vie en Dieu. Le concept n’est pas nouveau. L’article du père Curty est étayé ; il est gouverné par la raison et fortement argumenté. Nous y renvoyons.

Ce prêtre s’appuie, en particulier, sur l’écriture hébraïque que rappelle la graphie très remarquable de Vassula, lorsqu’elle écrit sous dictée. Selon le père Curty, l’écriture qui couvre les cahiers de Vassula n’est pas, tant s’en faut, l’écriture de Dieu. Il s’agit d’une écriture qui « fait penser à l’hébreu » et, ajoute, le père Curty, à la fin de son article, grâce à laquelle « Jésus, en cette fin des temps, du temps des nations, veut nous faire toucher du doigt que c’est bien Lui qui nous parle et qui nous écrit. »
Il n’est donc plus question de parler d’écriture automatique. Mais cette nouvelle interprétation de l’écriture de Vassula n’a pas l’heur de retenir l’attention des détracteurs…

Faut-il s’étonner, dès lors, que cet article du père Curty qui gêne les détracteurs, ne soit pas cité par eux dans son intégralité ? Détruirait-il leur argumentaire ? Force est de constater que les détracteurs cachent systématiquement les preuves qui contrecarrent leur entreprise. Sacrifiant en cela à une démarche exclusivement polémique, ils ne disent pas tout ; ils pratiquent la sélection des arguments ; ils écartent tout élément positif et ne gardent que ce qui est censé aller dans le sens de leur démonstration partiale et forcément partielle.
Mais où est l’impartialité dont ils sont censés user en tant que chrétiens et parfois prêtres, qui ont le souci de ne pas mentir ?

b) Un neurologue voit Vassula écrire

Enfin, le neurologue Philippe Loron a procédé, le 14 mars 1994, à une étude scientifique sur les conditions d’écriture de La Vraie Vie en Dieu, qu’il a résumée dans un livre intitulé J‘ai vu écrire Vassula – analyse scientifique de la Vraie Vie en Dieu (Ed. François-Xavier de Guibert – ISBN : 286839-347-0)

http://www.defending-vassula.org/laity-loron-fr?lang=fr

Ce médecin écrit notamment :
« Je l’entendais souvent prononcer les mots avant qu’elle ne les écrive, ce qui indique bien une locution intérieure. »
Ce qui tend à prouver que, chez Vassula, nous ne sommes pas en présence d’un cas d’écriture automatique.

Un peu plus loin :
« Vassula est tout à fait consciente. Elle n’est pas déconnectée. Elle ressent le toucher au niveau du poignet, elle voit le monde environnant. Je peux lui parler par moments. »

Voilà encore qui dissipe les soupçons « d’écriture automatique » que font peser sur Vassula les détracteurs de La Vraie Vie en Dieu. Le docteur Loron, lui, a rencontré Vassula personnellement et a pu ainsi juger en connaissance de cause et non par oui-dire, contrairement au « professeur J. L. » (cité ainsi par J. Bouflet) lequel a écrit arbitrairement que « tout donne à penser que ces entretiens célestes se ramènent à des représentations mentales ».

À aucun moment le docteur Loron ne laisse entendre que Vassula pratiquerait « l’écriture automatique ».
Nous renvoyons donc notre lecteur au livre du docteur Loron qui apporte, par son témoignage et son examen scientifique, une contribution non négligeable au processus de discernement en cours dans l’Église sur l’authenticité du charisme de Vassula.

Gérard Pascal
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