Mardi, 24 octobre 2017
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Accueil » F.A.Q. » La réaction de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF)
Réponse à la question n° 1 : Relation entre la Vraie Vie en Dieu et la Révélation
Question n° 1

Vous savez très bien que, tant pour les Catholiques que pour les Orthodoxes, il n’y a qu’une seule Révélation, celle de Dieu en Jésus-Christ, qui est contenue dans les Saintes Ecritures et dans la Tradition. Dans l’Eglise catholique, même les révélations "privées" comme à Lourdes et à Fatima, bien que considérées sérieusement, ne sont pas des matières de foi. Aussi, dans ce sens, considérez-vous vos écrits comme des révélations, et comment doivent-ils être acceptés par vos auditeurs et vos lecteurs ?

Réponse

Il ne m’a jamais été donné de leçons de catéchisme et encore moins de théologie, et, au début de mon appel et de ma conversion, je ne connaissais aucune des nuances théologiques telles que celles mentionnées ci-dessus. Ces différences m’ont été enseignées graduellement au cours de la douce conduite du Saint Esprit. Au tout début de cet appel, je me suis trouvée très déconcertée et très tôt, durant la manifestation de mon ange, voici ce que j’ai dit : "Mais, je ne comprends pas. Nous avons déjà la Bible ; alors pourquoi aurions-nous besoin de messages ?" Mon ange a répondu : "Ainsi, tu as l’impression que tout est donné dans la Bible ?" J’ai répondu : "Oui, c’est pourquoi, je ne vois pas la raison de tout cela, je n’y vois rien de nouveau." Alors, l’ange dit : "Dieu veut que ces messages soient donnés." J’ai dit : "Y-a-t-il une raison spéciale pour que ce soit moi ?" L’ange répondit : "Non. Dieu vous aime tous. Ces messages sont juste un rappel pour vous rappeler comment ont commencé vos fondations" (Mon ange Daniel - Message du 7 août 1986).

Un ministre protestant m’a dit une fois qu’il n’y avait aucune raison que Dieu veuille nous parler maintenant que nous avons la Sainte Bible. Déconcertée, j’ai dit au Christ : "Seigneur, il y a quelques ministres qui refusent d’écouter ou de croire que Tu puisses Te manifester ainsi, à travers moi. Ils disent que Toi, Jésus, Tu nous as apporté toute la Vérité et ils n’ont besoin de rien d’autre que de la Sainte Bible. En d’autres termes, selon eux, toutes ces Oeuvres sont fausses." Voici la réponse du Christ :

Je vous ai dit à tous que l’Avocat, l’Esprit Saint, que le Père enverra en Mon Nom, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que Je vous ai dit. Je ne vous donne aucune nouvelle doctrine. Je vous rappelle seulement la Vérité, ramenant à la Vérité complète tous ceux qui se sont égarés. Moi le Seigneur Je continuerai à vous remuer par des Rappels, et Mon Saint Esprit, l’Avocat, sera toujours parmi vous comme le Rappel de Ma Parole. Alors ne soyez pas étonnés lorsque Mon Saint Esprit vous parle. Ces rappels sont donnés par Ma Grâce pour vous convertir et vous rappeler Mes Voies.

Dans un autre passage, 11 ans plus tard, notre Seigneur m’a demandé d’écrire ce qui suit :

Tous ces messages viennent d’en-haut et sont inspirés par Moi. Ils peuvent être utilisés avec profit pour l’enseignement et pour réfuter l’erreur. Ils peuvent être utilisés pour guider l’Eglise vers l’Unité et pour guider la vie des gens et pour leur apprendre à être saints. Ils te sont donnés pour une meilleure explication[1] de la Révélation[2] qui vous a été donnée. Ils sont une source inépuisable d’une grâce étonnante pour vous tous afin de vous renouveler.

Je crois qu’il n’y a qu’une seule Révélation et je n’ai jamais dit le contraire, pas plus que vous ne le trouverez dans les écrits. Je n’attends pas que les lecteurs de la Vraie Vie en Dieu considèrent les messages comme plus importants que la Sainte Ecriture et je suis sûre que rien dans les livres de la Vraie Vie en Dieu ne peut induire ceux qui m’entendent ou me lisent à penser différemment. En fait, dans mon témoignage, je cite tout le temps de nombreux passages de l’Ecriture, souvent même plus que les messages eux-mêmes. Dans les messages, il y a une insistance claire et continuelle de se concentrer sur la Sainte Bible et de vivre par sa vérité. Les écrits sont une actualisation et un rappel de la seule et unique Révélation en Christ, contenue dans l’Ecriture et la Tradition, transmise par l’Eglise ; ils ne sont qu’un appel à cette Révélation. En fait, ces écrits n’ont jamais amené les lecteurs à les placer au-dessus de l’Ecriture, mais les témoignages montrent qu’ils les ont aidés à mieux comprendre la Parole de Dieu. Cependant, nous savons que Dieu peut nous rappeler Sa sainte Parole lorsqu’Il le sait nécessaire pour le bénéfice de l’Eglise. Les faveurs de ce genre, car ce sont des faveurs, illuminent ou rendent manifeste une vérité déjà connue, en en donnant une meilleure compréhension.

On pourrait alors se demander pourquoi Dieu a appelé quelqu’un d’aussi limité et indigne, totalement ignorant dans les matières de l’Eglise et n’y montrant aucun intérêt, quelqu’un qui n’a jamais aspiré à Dieu, pour recevoir un "rappel de Sa Parole" ? Les prêtres et les théologiens ne sont-ils pas appelés à faire la même chose ? Oui, je crois qu’ils le sont et je n’ai jamais en aucune manière eu l’intention de faire concurrence aux prêtres et théologiens que Dieu a appelés à remplir leur rôle ; cependant, je crois vraiment que Dieu m’a appelée d’une manière inattendue, par un acte direct de Sa part.

J’ai récemment appris que le Second Concile du Vatican a souligné combien il est important que les laïcs contribuent à répandre la Bonne Nouvelle à travers des dons variés que Dieu accorde à Son Eglise. Dans Lumen Gentium, le Concile déclare clairement que les laïcs participent à l’office prophétique du Christ et que le Christ "accomplit son office prophétique jusqu’à la pleine manifestation de la gloire, non seulement par le moyen de la hiérarchie qui enseigne en son nom et en vertu de son pouvoir, mais aussi par le moyen des laïcs dont il fait aussi ses témoins et qu’il remplit du sens de la foi (sensus fidei) et du don de sa parole..." (LG 35). Aussi, chaque personne laïque a un rôle à jouer dans ce service de l’Evangile selon le charisme que Dieu lui a donné, et à travers ses dons, chacun est immédiatement le témoin et l’instrument vivant de la mission de l’Eglise elle-même, "selon la mesure de ce qui lui est accordé par le Christ".

Dans la plupart des oeuvres classiques de la théologie fondamentale catholique, il y a une distinction entre la Révélation comme concept de réflexion (Révélation avec un R majuscule) et révélation comme concept d’expérience (révélation avec un r minuscule, souvent révélations au pluriel). Lorsque je parle de mon humble expérience comme "révélation", je parle de révélation avec un r minuscule, du point de vue expérimental.

Je ne parle pas de mon expérience comme révélation d’un point de vue doctrinal, voulant de quelque manière concurrencer la Révélation. Tout comme d’autres "révélations privées" ou "révélations prophétiques", mon oeuvre n’ajoute rien au Dépôt de la Foi. Au contraire, l’appel que Dieu m’a adressé vise à indiquer la plénitude de la vérité du Dépôt de la Foi, pour y entrer plus pleinement et vivre par sa vérité.

La constitution Dei Verbum du Second Concile du Vatican a établi clairement que la Révélation Publique est complète et parfaite et que "il n’y a plus à attendre de nouvelle révélation officielle avant l’apparition dans la gloire, de Notre-Seigneur Jésus-Christ" (Dei Verbum 4). De plus, Dei Verbum établit également clairement que le peuple de Dieu a constamment besoin d’approfondir les appréciations de cette vérité :

"Cette Tradition qui vient des Apôtres se développe dans l’Eglise sous l’assistance du Saint Esprit : grandit en effet la perception des choses et des paroles transmises, par la contemplation et l’étude qu’en font les croyants qui les gardent dans leur coeur (cf. Lc 2.19 et 51), par la pénétration profonde des réalités spirituelles qu’ils expérimentent, par la proclamation qu’en font ceux qui avec la succession épiscopale ont reçu un charisme assuré de la vérité. L’Eglise, à mesure que se déroulent les siècles, tend toujours à la plénitude de la vérité divine, jusqu’à ce que les paroles de Dieu reçoivent en elle leur consommation." (Dei Verbum 8).

Son Eminence, le Cardinal Joseph Ratzinger a dit très explicitement sur la relation entre la prophétie chrétienne et la Révélation, que la thèse selon laquelle la prophétie devrait prendre fin avec la contemplation de la Révélation dans le Christ, recèle des malentendus. Sa position a été prononcée dans une interview sur la prophétie chrétienne et à nouveau dans un commentaire sur la divulgation du troisième secret de Fatima. Je me permets de le citer directement de son interview :

"La Révélation, c’est essentiellement Dieu qui se donne à nous, qui construit avec nous l’histoire, qui nous réunit et nous rassemble tous. C’est l’événement d’une rencontre, lequel possède aussi, en soi une dimension de communication et une structure cognitive. Dimension qui a des implications dans l’ordre de la connaissance de la vérité de la Révélation. Cela, compris en son juste sens, signifie que la Révélation a atteint son but avec le Christ, parce que – selon la belle expression de saint Jean de la Croix – quand Dieu a parlé personnellement, il n’y a plus rien à ajouter. On ne peut rien dire de plus que le Logos. Celui-ci est au milieu de nous de façon complète et Dieu ne peut nous donner ni nous dire quelque chose de plus grand que Lui-même. Mais, précisément, cette totalité du don de Soi de Dieu – à savoir que Lui, le Logos, est présent dans la chair – signifie aussi que nous devons continuer à pénétrer ce Mystère. Et cela se relie à la structure de l’espérance. La venue du Christ est le début d’une connaissance toujours plus profonde et d’une découverte progressive de ce qui est donné dans le Logos. De cette façon, c’est un nouveau moyen d’introduire l’homme dans la vérité tout entière qui s’offre, comme le dit Jésus dans l’Évangile de Jean, lorsqu’il parle de la descente de l’Esprit Saint. Je considère que la christologie pneumatique du discours par lequel Jésus prend congé est très importante pour notre sujet : le Christ explique en effet que sa venue dans la chair n’est qu’un premier pas. La venue effective se réalise dans la mesure où le Christ n’est plus lié à un lieu ou à un corps limité localement, mais vient en Esprit, chez tous, comme Ressuscité et fait en sorte que l’entrée dans la vérité acquière toujours plus de profondeur. Il me paraît personnellement clair que - précisément quand cette christologie pneumatique détermine le temps de l’Église, c’est-à-dire le temps dans lequel le Christ vient à nous en Esprit - l’élément prophétique, comme élément d’espérance et de rappel, ne peut naturellement être absent ni disparaître.". (30 JOURS dans l’Eglise et dans le monde, janvier 1999, pp. 67-68)

De la même manière, en aucune façon je ne prétends pour mes écrits à un statut ou une autorité se rapprochant de la Sainte Ecriture. La Sainte Bible est inspirée d’une manière infaillible. Je crois humblement que le Seigneur m’a touchée par une action directe dans mon âme, pour faire route avec Lui, m’aidant lorsque je suis appelée pour écrire, mais ce n’est pas une inspiration au même sens que l’est l’Ecriture, et le résultat n’est pas l’infaillibilité. Mais cela ne signifie pas non plus qu’il devrait y avoir des erreurs doctrinales dans mes écrits ; je suis sûre qu’il n’y en a pas.

Dans son livre "Je veux voir Dieu", le Père Marie-Eugène nous rappelle comment Dieu peut s’adapter à l’âme :

"Cette action directe de Dieu, en se fondant ainsi dans l’humain qu’elle utilise, s’adapte merveilleusement aux conditions de la vie psychologique de l’âme. Cette adaptation de Dieu doit être soulignée comme un caractère important de ses interventions. Dieu qui consent à parler le langage des signes humains pour nous donner sa lumière, pousse la condescendance jusqu’à s’adapter à nos tempéraments et à nos besoins particuliers dans le choix de ces signes pour nous atteindre plus sûrement. A la foi qui a conservé sa pureté et sa simplicité, il parlera le langage des signes extérieurs et brillants qui la fera vibrer. Pour la foi que le rationalisme a rendue prudente et critique, il aura un langage plus intellectuel."[3]

Le Cardinal Ratzinger a dit que "le fait de se faire paroles et image du contact intérieur avec Dieu, même dans les cas de mystique authentique, dépend toujours des possibilités de l’âme humaine et de ses limites". Ainsi, je fais l’expérience de la Parole de Dieu sans effort, en d’autres termes, sans me forcer d’aucune manière ; elle ne fait que venir. Je reçois ces communications (paroles intérieures) sous deux formes. Veuillez noter ici que je n’entends dire en aucune manière que je connaîtrais parfaitement bien comment exprimer ce phénomène et comment Dieu peut faire de telles choses, mais l’explication qui suit est la meilleure que je puisse donner :

1. Par l’intervention de paroles intérieures, à savoir des locutions. Les paroles que je perçois sont substantielles, beaucoup plus claires que si je les entendais par mes oreilles. Une seule parole peut contenir un monde de significations telles que la compréhension en soi ne peut jamais se traduire rapidement en langage humain. Les paroles ou instructions divines données pour m’instruire ne sont pas données à la manière d’un enseignement scolaire qui, à cause peut-être du temps limité, peut ne pas être entièrement expliqué d’un seul coup, ou peut être oublié à cause de la fragilité humaine, ou même pas compris du tout. Par contre, les paroles ou instructions divines sont données en un laps de temps tel et gravées dans l’esprit de telle sorte qu’il est difficile d’oublier. La lumière qu’elles répandent est si vaste, tout comme une brillante lumière qui brille partout, vous donnant instantanément une richesse de connaissance plus étendue que la simple parole en elle-même. La parole donnée est comme un large fleuve qui se répartit en d’autres rivières vous menant partout et en différents endroits mais venant toujours de l’unique fleuve. Tout enseignement normal dans une école aurait exigé de ma part des mois pour apprendre. Lorsque je fais une si forte expérience des paroles, je suis également consciente que la forme écrite et la manière dont je devrais exprimer les paroles dépendent toujours de mes capacités limitées de langage et d’expression.

2. La seconde manière dont je reçois les paroles de Dieu est par une lumière de compréhension dans mon intellect, sans qu’il soit prononcé de parole. C’est comme si Dieu transmettait Sa pensée dans la mienne. Je sais immédiatement ce que Dieu veut ou voudrait dire. Alors, je dois écrire ce "message non exprimé" aussi bien que je le peux, en choisissant mes propres mots.

Plus tard, ici à Rome, il m’a été dit qu’il est arrivé à Ste Brigitte de Suède d’écrire des messages de manière semblable.

Pourquoi le Seigneur choisit-Il cette forme spéciale d’écrire les messages par laquelle Il me saisit même la main ? Je ne sais réellement pas. Lorsque je Lui ai demandé pourquoi, le Seigneur m’a simplement dit : "parce que cette manière Me plaît". Ainsi, je ne sais pas comment cela arrive. Je voudrais souligner cependant que des théologiens qui sont également experts graphologues et qui ont examiné les écrits, les ont qualifiés de "hiératiques", décrivant beaucoup de différences fondamentales entre la manière dont j’écris et la soi-disant écriture automatique. Plus tard, j’ai appris que des mystiques connus tels que Ste Thérèse d’Avila ont fait l’expérience de ravissement de leur corps ou parfois d’une partie de leur corps. Je crois qu’il s’agit d’une forme mitigée de ravissement de ma main et j’ai confiance que le Seigneur a en cela Ses desseins particuliers.

[1] J’ai entendu en même temps "compréhension".

[2] La Sainte Bible.

[3] Père Marie-Eugène de l’E.-J., O.C.D., Je veux voir Dieu, éditions du Carmel, 84210 Venasque, 1988, p. 741 (ndt).

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