Mercredi, 16 janvier 2019
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Chapitre 3 - Le refus de l'émerveillement
 
« Chercher le sens de la vie, c’est sans doute faire un contresens sur la vie. » François Georges.
« L’athéisme est une négation de Dieu et, par cette négation de Dieu, pose l’existence de l’homme. » Karl Marx.
« Le monde ne périra pas, parce qu’il n’y aura plus de merveilles, mais parce qu’il n’y aura plus d’émerveillement. » Chesterton.

À l’époque où elle est née, La Vraie Vie en Dieu n’a pas été, on s’en doute, une oeuvre consensuelle. La Voix Qui S’y exprime ne flatte pas. Ceux du genre humain qui s’élèveraient sont systématiquement rabaissés ; notre époque n’y est guère en faveur ; elle est traitée froidement. Une phrase comme celle-ci, sur l’inanité des hommes, par exemple,

Les gens ordinaires sont une simple bouffée de vent ; les gens importants, une illusion ; pose les deux ensemble sur la balance : ils sont une bouffée de vent.

a plus de risque de décevoir ou d’indigner que d’éveiller la sympathie, l’élan, l’enthousiasme parmi les lecteurs mondains. Nous sommes tous des lecteurs mondains ; nous l’avons tous été. Flétrir l’orgueil humain n’a jamais été bien porté parmi les hommes. L’homme n’est presque rien. Est-il ravi de l’apprendre ? La plupart du temps, très peu. Fragment aux accents pascaliens :

Vous n’êtes qu’une ombre passagère sur terre, un simple petit grain de poussière qui sera effacé par les premières gouttes de pluie.

Avec La Vraie Vie en Dieu, on est loin de l’onctueuse rhétorique des diplomates étalée comme un baume sur l’amour-propre blessé et susceptible des souverains mondains. S’adressant à l’humanité, le père met Sa Parole en scène et prononce des mots qui peuvent être ressentis comme tendres, en même temps que terriblement mortifiants :

Non, vermine, non ; tu ne mourras pas ; ton Roi ne te laissera pas mourir ; de Mes Mains, Je te sauverai, petite vermine et Je viendrai à ton aide afin que toi aussi puisses être capable de paraître un jour dans Mes Cours. Je transformerai votre bassesse en un festival, car maintenant, votre Roi est proche de vous et d’un festival, Je vous transformerai en un paradis, un ciel glorieux afin que Moi, dans Ma Magnificence, Je puisse être loué et glorifié. Et dans ce ciel, dès lors, vous M’invoquerez et vous rechercherez Mes Voies afin que vous puissiez vivre. Mon Souffle Omnipotent exhalera sur vous Mon parfum. Nul ne connaît toutes les merveilles qui sont à l’intérieur du ciel, et combien Je peux faire connaître Ma Volonté sur la terre comme elle l’est au ciel. Pour t’élever, vermine, que tu sois importante ou ordinaire, riche ou pauvre, J’ouvrirai Mes Lèvres et, de Ma Bouche, Je déverserai sur toi, vermine, Ma délicate onction, oignant chacun de vous.

Il y a plus mortifiant encore !

Aujourd’hui, Rome, ton âme s’est transformée en un reflet de la Bête et tu as pris la position de sentinelle dans Mon territoire pour en interdire l’entrée à Mon Saint Esprit et aux prophètes qui prophétisent en Mon Nom, vous appelant au repentir et à renoncer à vos voies mauvaises.

A qui voudrait dire son désaccord, l’idée viendrait-elle de faire sonner ces mots si péremptoirement, si abruptement, si âprement ? Ces mots que je cite, reflet de la Bête, position de sentinelle, renoncer à vos voies mauvaises, n’ont-ils pas de quoi déplaire à leurs destinataires, c’est-à-dire aux contempteurs de La Vraie Vie en Dieu !

Si Dieu parle avec tendresse (et le lecteur de La Vraie Vie en Dieu sait à quel point Dieu parle avec tendresse, comme en témoigne aussi le message adressé à "vermine"), il n’en demeure pas moins que Dieu parle avec autorité, en raison de quoi l’Auteur de ces mots si pleins de rudesse, a peu de chance de faire admettre Son Message, à en juger au tranchant du ton qui ne laisse aucune place au si cher compromis de notre molle époque. Ce Dieu ne va-t-Il pas tellement effrontément à contre-courant des idées du monde ?

Ainsi, n’espérez pas d’accord avec certaines législations. L’avortement par exemple. Le cas ne laisse place à aucun compromis. Partant, il n’est pas d’accord possible avec les médias qui relaient gracieusement les prises de position de ses influents partisans ; pas d’accord possible avec une certaine science qui enfonce le clou. D’accord avec personne. Et voilà de quoi allumer l’ire dans toutes les têtes libre-pensantes :

Vos contrées sont infestées par des légions d’esprits impurs qui rôdent partout. Aujourd’hui, Satan tente même les élus de Dieu. C’est pourquoi, le trouble se répand en cette génération qui construit ses tours avec du sang innocent et fonde ses patries sur le crime. Seul ce sacrifice plaît à Satan.

Regardons cet extrait. Insupportables, inadmissibles à une époque comme la nôtre sont les mots que je cite - Sang innocent qui évoquent les victimes de l’avortement ; sacrifice, l’acte médical proprement dit, assimilé à un rituel barbare ! Insupportables, inadmissibles sont les phrases qui indignent ceux mêmes qui voudraient par une sorte d’impossible compromis garder et le Christ et l’avortement - parce qu’on peut, dans certains cas, aimer le Premier et avoir besoin du second. N’est-ce pas la torture de certains chrétiens d’aujourd’hui ? Ils en déduisent, fâchés, déçus, scandalisés, que forcément Vassula est l’auteur de ces lignes, refusant de croire que « le Jésus Auquel ils croient » considère par ces mots l’avortement, comme un holocauste.

Enfin soyons clairs : quelle est cette philosophie du moment qui sert à justifier l’injustifiable ? Les partisans et les défenseurs de l’avortement qui aiment à moquer les "dogmes" de l’Eglise, étrangement, partent eux aussi d’une vérité sans preuve, mais qu’ils nous persuadent d’admettre. Car ces gens ont eux aussi leurs dogmes, leur église, leurs prêtres. Et dans l’opinion du monde, les scientifiques détiendraient l’objectivité. Après Nietzsche, Freud et Sartre, et tant d’autres depuis, Dieu n’existe pas, et Dieu n’existant pas - ils vous l’expliquent avec pédagogie, revêtus de leur sacerdotale blouse blanche - l’embryon n’est donc pas un être humain, mais un amas de cellules ! À partir de combien de divisions cellulaires, cet embryon devient-il un être humain ? Sagement et pénétrés d’impassibilité à la manière franc-maçonne, qui fait leur fierté, ils vous expliquent, avec douceur, qu’un embryon ne peut être considéré comme humain qu’à la condition sine qua non qu’un projet parental ou sociétaire (oh,le vilain mot !) lui ait donné un sens, oui, une direction, enfin quoi ! une raison d’exister ; que son statut de personne dépend de la manière dont l’embryon est par autrui considéré, de telle sorte qu’un embryon que les parents ou la mère n’auraient pas le projet de mener à son terme n’est qu’un amas de cellules. Et, malheureusement, on ne peut pas le reconnaître comme un être humain ! Il faut les croire ; ce sont eux, ma foi, qui enseignent le credo d’après la mort de Dieu.

Car ce qu’ils ne disent pas, mais qui va de soi et que l’on déduit sans peine de leur discours, c’est que certains êtres humains ont le pouvoir de décider de qui sera humain et de qui ne le sera pas, à la manière des antiques Romains et Grecs qui désignaient un tel esclave, tel autre affranchi et celui-ci homme libre.

Or, l’embryon naît dans le cœur du père et de la mère bien avant qu’il ne soit créé. C’est une raison pour laquelle le Seigneur vient nous enseigner ce magnifique projet parental.
Devant tant d’horreurs, devant ces dérives, on se réjouit que Celui Qui parle dans La Vraie Vie en Dieu prenne parti pour la Vie et la vie pour tous.

Or la philosophie de ces derniers temps essaye d’infester l’Eglise. Ses dignitaires en sont malades ! C’est pourquoi sans précaution aucune, sans ambages, sans diplomatie, Jésus en dévoile le visage. Si le Seigneur ne nomme personne en particulier, Il parle pourtant de manière si claire que chacun peut se reconnaître.

Aujourd’hui encore, en secret, vous visez la Chaire de Pierre, utilisant vos gens que vous placez sur de hauts sièges pour travestir la Vérité en libéralisme et autre. Vous pillez Ma Loi sacrée et vous la dévorez pour éliminer Ma Tradition.

Une telle "adresse", si peu adroite sous la plume d’une Vassula, horripile ceux que nous appellerons les progressistes de l’Eglise dont les noms, les ouvrages, les revues, les émissions de télévision et toutes les intentions, rayonnent sous le soleil de Satan ! Ce sont eux qui jettent la confusion et installent dans l’Eglise la mortelle division, eux que Le Seigneur prend à parti pour les tancer :

N’ai-Je pas dit que les cardinaux s’opposeront aux cardinaux et comment les évêques s’attaqueront aux évêques et que nombreux sont ceux qui sont sur le chemin de la perdition ? En leurs batailles incessantes, ils ont affaibli Mon Eglise. Aujourd’hui, cet esprit de rébellion se développe à l’intérieur de Mon Saint Lieu. Te rappelles-tu la vision que Je t’avais donnée des vipères rampant tout autour du Saint-Sacrement et sur l’Autel ?

Ces destinataires n’ont-ils pas intérêt à proclamer que cette Vassula n’est qu’un imposteur, une pauvre folle, l’un de ces charlatans médiums, un suppôt du New Age, afin de la réduire au silence ? Ils ne reculent devant aucune calomnie, tant il leur est insupportable non seulement d’être pris à parti de la sorte par Celui Qu’ils défient, mais surtout que leurs manœuvres pour renverser La Loi Sacrée et la Tradition soient confondues et condamnées. Que ce courant dit "progressiste" existe dans l’Eglise, nous le savons depuis fort longtemps ; la nouveauté est que les gens qui s’en réclament le fassent désormais à visage découvert et s’organisent méthodiquement, de manière à révolutionner l’Eglise, même si telle n’est pas la Volonté de Dieu, et ils ont leurs journaux, leurs revues et leurs missionnaires que les médias flattent et caressent, comme des renards soumis au griffon.

Et à l’origine du progressisme dans l’Eglise, l’Auteur de La Vraie Vie en Dieu ne craint pas de S’attaquer. C’est l’un des plus puissants et des plus redoutables d’entre Ses adversaires : l’étendard de la philosophie du temps, mais dit-Il, une philosophie de second choix :

Pourquoi vos jeunes gens se séparent-ils de leur Mère l’Eglise pour suivre une philosophie de second choix ?

Et cet étendard, dit Jésus Qui ne mâche pas Ses mots, quand il choisit de dire la vérité, c’est le rationalisme qui a ruiné la raison d’être de la philosophie contemporaine :

Aussi, ne sois pas comme les érudits et les philosophes de votre temps, qui justifient leur philosophie sur le modèle de leur propre esprit rationaliste.

C’est aussi ce que dira quelques années plus tard le pape Jean-Paul II dans son encyclique, Fides et ratio, parue en 1998, l’une des œuvres majeures de son pontificat. En ayant séparé la foi de la raison, les philosophes se sont privés de "connaître à fond le monde et les événements de l’histoire" (Fides et ratio page 26).

Pour l’Ancien Testament, dit le pape, trois pages plus loin, la foi libère donc la raison en ce qu’elle lui permet d’atteindre d’une manière cohérente son objet de connaissance et de le situer dans l’ordre suprême où tout prend sens."(Fides et ratio page 29)

Dès lors que la raison est séparée de la foi, elle devient autosuffisante ; dès lors elle s’égare et déraisonne :

(...) refuser les apports de la vérité découlant de la révélation divine, écrit Jean-Paul II, page 100 de son encyclique, signifie en effet s’interdire l’accès à une plus profonde connaissance de la vérité, au détriment de la philosophie elle-même .

Au détriment de la philosophie elle-même... cette philosophie que le Christ de La Vraie Vie en Dieu, en 1992 qualifie de "second choix".

La foi, écrit le pape à propos de saint Thomas d’Aquin, ne craint pas la raison, mais elle la recherche et elle s’y fie. (Fides et ratio page 59),

rappelant le temps où foi et raison étaient de concert à la recherche de la vérité. Puis le pape rappelle comment la foi s’est séparée, dramatiquement, de la raison, dès la fin du Moyen Age :

Il n’est pas exagéré d’affirmer qu’une bonne partie de la pensée philosophique moderne s’est développée en s’éloignant progressivement de la Révélation, au point de s’y opposer explicitement. (Fides et ratio page 63)

Le pape rappelle ce à quoi conduit l’exercice d’une raison autosuffisante : à l’athéisme et à toutes les conséquences qui en découlent. Que le lecteur lise La Vraie Vie en Dieu, et il comprendra... Quelques années avant Fides et Ratio, on trouve dans La Vraie Vie en Dieu cette phrase radicale :

Le Rationalisme et le Modernisme sont les ennemis fondamentaux de Mon Eglise, car tous deux mènent à l’athéisme.

Or aller contre la philosophie, "la philosophie moderne", n’est-ce pas aller, déjà, contre celle qu’on appelle "la pensée du monde" ? et, à certains égards, se rendre à tout jamais hostiles à ceux-là mêmes qui, depuis son éclosion, n’ont eu de cesse de l’enrichir ? eux, les hommes impartiaux et libres, qui prétendent comprendre le monde, interpréter les religions, en l’occurrence, le christianisme, vous en expliquer la complexité, et dévoiler, enfin ! le vrai visage du Christ demeuré caché par l’Eglise. Évidemment, son vrai visage n’est pas celui que l’Eglise enseigne à contempler, mais celui qu’eux ont découvert. Parce qu’eux sont des hommes impartiaux et libres, ils nient la divinité de Ce Dieu incarné, Sa vie sur la terre ou telle que, du moins, la rapportent les quatre Evangiles ; en outre, ils révèlent des nouveautés inouïes : Jésus n’était qu’un sage ; il a eu des enfants ; Marie-Madeleine était sa maîtresse, etc. En somme, eux seuls savent qui est Jésus, eux seuls L’ont vraiment cerné ! bien que le Christ dise, en parlant d’eux, qu’à Lui ils n’ont rien compris, et de Lui qu’ils ne savent rien... Parlant de Sa Miséricorde, le Seigneur S’explique :

C’est quelque chose que les philosophes de votre temps ne saisiront jamais parce que c’est quelque chose qui ne correspond pas à leur façon de penser.

C’est pourquoi, de ces penseurs, si nous agissions à la manière du monde, en flattant, pour obtenir ce que nous convoitons (le succès, la considération et le pouvoir intellectuels), l’élémentaire bon sens nous dicterait d’essayer de nous attirer, à défaut de la bienveillance, au moins, l’inestimable neutralité... Les intellectuels des démocraties d’Occident ont une influence considérable sur l’histoire, persuadés qu’ils sont d’oeuvrer au nom du bien commun et de la liberté de l’homme. Parce que dire, c’est faire, n’oublions jamais que les philosophes élaborent des théories qui suscitent, avant de se cristalliser en lois, ensuite, en régimes politiques, toutes sortes de bouleversements appelés "réformes" ou pis, "révolutions". Or, lorsque l’on prend conscience que la philosophie est le laboratoire des sociétés futures, La Vraie Vie en Dieu, assurément a de quoi déplaire et Son Auteur Qui ne fait rien pour Se concilier les bonnes grâces de ceux-qui-pensent, redoute trop peu leurs flèches. On comprend alors l’intérêt du Christ pour ladite philosophie, si médiocre qu’elle puisse s’avérer...

L’histoire de la philosophie est complexe. L’athéisme est présenté par la plupart des philosophes comme une conquête. Pour beaucoup de lycéens des classes de terminales qui suivent des cours de philosophie, être philosophe, en ce début du XXIeme siècle, c’est apprendre à penser sans Dieu et en dehors de toute idée de Dieu. Comment relire cette phrase, en effet, sans penser à l’enseignement de la philosophie à l’aube du nouveau millénaire ?

Pourquoi vos jeunes gens se séparent-ils de leur Mère l’Eglise pour suivre une philosophie de second choix ?

Qui niera que l’enseignement de la philosophie engage les jeunes adultes d’aujourd’hui vers l’athéisme ? Qui niera que ces mots aient été remplacés par d’autres ? A "Dieu" s’est substitué "divin" ; à "religion" "spiritualité". On préfère "le sentiment personnel" à " la foi argumentée", et "l’harmonie avec la nature" à "la communion fraternelle". Est-ce le début de la novlangue décrite par George Orwell ? Comment ne pas citer cette phrase du Christ dont le ils du début renvoient à tous ceux qui rejettent La Vraie Vie en Dieu, laïcs ou clercs !

Ils n’ont pas compris le langage de l’Epoux parce que J’ai parlé dans les termes de Mon Esprit et non dans les termes érudits de la philosophie humaine

Or que sont devenus les termes de Son Esprit ? Les mots ont changé ; nos mentalités aussi, ainsi que notre perception du monde. Naturellement, si les mots transforment notre perception du monde, notre perception du monde transforme les mots. Notre ? ou plutôt la perception du monde de ceux qui pensent, et se font fort de penser à notre place et de nous le laisser ignorer, quand beaucoup croient penser par eux-mêmes ! Qui sont ceux qui pensent ?

La plupart des philosophes qui s’expriment dans les grands médias font dans leur grande majorité profession d’athéisme. Depuis d’assez longues années déjà, le mot "message" est honni parmi eux. La Vraie Vie en Dieu qui se définit comme un "message" de Dieu à Son Église tombe on ne peut plus mal ! Le mot, pareil à une vieille monnaie dépréciée qu’on retrouve au fond d’une tirelire fêlée, n’est plus en circulation depuis longtemps ! Il fait sourire. "Un message" ! Pour réhabiliter ce mot, il demeure encore sans doute de grands philosophes chrétiens, mais ils imitent Dieu : ils restent cachés. D’une part, les entendons-nous parler ? D’autre part leur philosophie est-elle toujours bien "orthodoxe" ? Ces vingt dernières années, et durant tout le XXème siècle, de nombreuses controverses ont jailli au sujet de cette philosophie qui en a conduit plus d’un(e)s à quitter l’Eglise ou à s’en éloigner... Que penser de cette phrase du Christ, quand Il parle de Ses prêtres, sinon que la "philosophie" a effectivement commencé à corrompre l’Eglise ?

Ils continueront à enseigner selon le courant du monde, comme est enseignée la philosophie. Et puis, n’as-tu pas lu que les dons spirituels de Mon Saint Esprit leur seront difficiles à comprendre tant qu’ils penseront et viendront à Moi comme des philosophes ?

D’aucuns desdits philosophes chrétiens sentaient le vieux fagot... Quoi qu’il en soit, cela n’est d’aucune conséquence. Qu’importe que leur "philosophie" soit conforme aux enseignements de l’Eglise ou ne le soit pas, dans la mesure où on ne les entend point !... serait-on tenté de dire ! Qui occupe les plateaux des télévisions ; qui parle dans les micros des grandes chaînes de radios d’Etat ou privées, lorsque, rarement d’ailleurs, la philosophie s’y exprime ? Certainement pas les philosophes chrétiens ! On en invite bien un de temps en temps... On a besoin d’alibi. Et ce n’est pas toujours une réussite !

Ne connaît-on pas au lycée, où la philosophie en France est encore enseignée, plus Jean-Paul Sartre que Gabriel Marcel ? plus Michel Foucault que René Girard ? Aujourd’hui, la question du sens n’est plus bien portée ; la philosophie moderne inculque, depuis Freud (1856-1939), que les religions sont des illusions dont il faut se défaire pour devenir "adulte". Depuis la parution du Gai savoir (1883-1887), Nietsche ayant proclamé que Dieu était mort ; depuis celle de L’Existentialisme est un humanisme, (1946) Sartre ayant expliqué que le sens ne précède pas l’existence, mais qu’il est à construire, il n’y a plus de message ! Car le message vient d’un Autre, de cet Autre indésirable Qui a prononcé des Mots dont il faut se débarrasser, pour que l’homme soit libre et vraiment homme ! La Bible est le Message Suprême de Dieu à Ses enfants. Il ne doit pas y avoir de message, parce qu’il ne doit pas y avoir d’Antécédent. L’homme se dicte à lui-même son propre message ! Il n’a rien à devoir à Personne et surtout pas à Dieu ! De grâce, il n’y a pas de message ! "Message" est un mot nauséabond.

Or La Vraie Vie en Dieu est un tel don pour la foi, mais un tel défi pour la raison qu’un tel livre n’aurait eu aucune chance de trouver des lecteurs s’il avait été l’œuvre d’un Ecrivain soucieux de Se faire connaître et de percer la scène du monde. J’ignore en combien de langues est traduite l’oeuvre de Sigmund Freud, de Nietsche ou de Sartre ; mais je sais que La Vraie Vie en Dieu est traduite, vingt-cinq ans après la parution du premier tome, en plus de quarante langues, ce qui n’est pas déshonorant pour un "message" dont les médias occidentaux ne parlent jamais (d’ailleurs, n’est-ce pas un très grand bien ?)... "Le message" a encore de beaux jours devant lui...
"Sans doute, diront quelques habiles enclins à une indulgence pateline envers les philosophes des derniers temps, mais faut-il encore savoir qui le Seigneur désigne vraiment par ce mot générique de philosophes ?" La question n’est pas oiseuse. Allons ! Faut-il tant de science pour le deviner ? Si les ecclésiastiques érudits rejettent La Vraie Vie en Dieu, sous prétexte qu’ils ne la comprennent pas, c’est, pour reprendre les mots du Christ, parce que les termes érudits de la philosophie humaine ont irrémédiablement obscurci leur esprit. Tout homme qui raisonne en dehors des chemins de Dieu est le philosophe que le Christ appelle, "érudit", ce philosophe qui Le rejette ; autrement dit, tout homme, laïc ou clerc, qui prétend qu’il ne comprend pas La Vraie Vie en Dieu et la rejette, est l’un de ces érudits contaminés par la philosophie de second choix :

Ils n’ont pas compris le langage de l’Epoux parce que J’ai parlé dans les termes de Mon Esprit et non dans les termes érudits de la philosophie humaine.

Pas une fois, dans La Vraie Vie en Dieu, le terme philosophe n’est pris en bonne part ! S’il est à prendre au sens littéral, il n’est guère plus douteux qu’on puisse aussi en élargir l’acception et le prendre au sens figuré, si bien que "philosophe" désigne tout homme qui s’en remet à sa raison - désolidarisée de la foi, cela va sans dire, autosuffisante raison ! - et que certains prêtres, aussi, peuvent être rangés parmi les "philosophes". Les prêtres peuvent être philosophes, hélas ! , le fussent-ils sans le savoir. Ce qui est commun à tous, prêtres et philosophes, c’est la dérive de leur pensée.

On comprend l’intérêt du Christ pour la philosophie. Et si Son intérêt traverse toute La Vraie Vie en Dieu, c’est bien pour flétrir le mot philosophie.

Aussi, ne sois pas comme les érudits et les philosophes de votre temps, qui justifient leur philosophie sur le modèle de leur propre esprit rationaliste.

Comme on peut le constater, dans Son adresse aux philosophes, Jésus ne fait pas de détour ; Jésus ne Se paie pas de mots ; Jésus dit ce qu’Il doit dire, quitte à déplaire au monde, le fâcher, exposer Vassula aux plus cuisantes représailles (ne l’a-t-Il pas prévu ?), de la part de ceux qui maîtrisent les mots et prétendent forger les concepts du « non malheur ». De mots, Jésus, quant à Lui, n’en a pas d’assez durs pour condamner cette philosophie-là.

Si Vassula était l’Auteur de La Vraie Vie en Dieu, il faudrait reconnaître qu’en invectivant contre les philosophes, Vassula agirait inconsidérément ! À quoi bon écrire un livre qui prétend faire admettre à la fine fleur de ces intellectuels que le Christ lui parle et à travers sa modeste personne parle également au monde, quand la pensée du monde, pilotée par les "philosophes", est à ce point rabaissée, humiliée, déconsidérée ? Bien que Orwell dans son roman 1984 eût déjà mis en garde l’homme moderne contre la tentation d’une police de la pensée, soutenue par une langue désossée, la novlangue, dont nous avons montré en amont un échantillon, la philosophie athée est tel un oiseau de proie qui, les ailes déployées, traverse le soleil : elle projette son ombre sur le grand livre de la philosophie, de laquelle nous attendions, excusez du peu, qu’elle nous conduisît au seuil de la béatitude.

Dans la mesure où la religion est depuis le Siècle des Lumières (de la lumière noire) l’ennemi déclaré de toute une mouvance philosophique qui n’a cessé de s’imposer jusqu’à occuper les carrefours stratégiques des idéologies du XXème siècle les plus délétères, les Chrétiens d’aujourd’hui ne sont-ils pas confrontés à une "pensée unique" qui tente de s’imposer à l’intérieur de leurs consciences comme la seule légitime, pour prétendre sauver les hommes du désespoir ? Mais puisque Celui Qui condamne la philosophie - on ne se lassera jamais de le répéter - est Dieu Lui-Même, à quoi bon s’étonner que La Vraie Vie en Dieu soit si terriblement à contre-courant des interprétations du monde, de ses théories et de tous ses mots d’ordre ?... Dieu ne redoute pas les philosophes ; Il ne craint ni de les contrer ni de leur déplaire ; Il n’a point peur de marcher sur leur terre ni de ravager leur vigne méphitique aux raisins amers, en condamnant leur prétendue « école d’amour de la sagesse », quelque grand que puisse être le déplaisir qu’Il leur cause et vaste le désastre qui - apparemment - pourrait en résulter pour Sa porte-parole ! La grande chance de Vassula, jusqu’à aujourd’hui, a été que la philosophie athée, la pensée rationaliste, la franc-maçonnerie anticléricale ne se soient pas officiellement emparées de La Vraie Vie en Dieu pour tenter de la mettre en pièces à la face du monde, en admettant qu’un tel exploit fût réalisable, sans doute parce que parler d’un tel "message" même pour le ravaler, est à leurs yeux plus dangereux que de n’en point parler.

L’Homme Qui parle ainsi dans La Vraie Vie en Dieu ne peut de page en page qu’exaspérer davantage Ses ennemis (on aimerait pouvoir atténuer et n’avoir à dire que "Ses adversaires", si ce n’est que le mot ennemi est employé par Dieu Lui-même dans La Vraie Vie en Dieu). Si Dieu espérait se faire des amis, voire des partisans, qu’Il S’y prît autrement ! À cette radicalité, on reconnaît la Voix du Christ. Car depuis 2000 ans, n’est-ce pas la même histoire qui se répète à la manière d’une tragédie continuellement rejouée par des acteurs harassés ? Le Christ n’est-Il pas encore au XXIème siècle en butte aux idoles de la libido sciendi. (l’appétit de savoir). Par ces mots, saint Augustin, qui fonda ce concept, désignait le désir de la connaissance qui, lorsqu’elle se confond avec la vanité mondaine, pousse "l’érudit" à s’écarter de la vraie charité ; dès lors, l’homme en proie à la libido sciendi ne travaille plus à percer les mystères de la vie, à seule fin d’exalter la Gloire de Dieu ; il a pris pour fin sa seule et propre gloire (sic transit gloria mundi...) ; et il prétend, par l’exercice de sa docte raison, accéder à la seule vérité - toute relative ! - que pour lui, désormais, la lumière de la foi est inapte à faire saillir, coupée qu’elle est de la Révélation, bien que sa raison ne soit, selon les mots du Christ, qu’une simple "bouffée de vent".

Je t’offre ce que tu appelles inaccessible et inatteignable, et que Moi seul peux offrir, quelque chose qui est suspendu loin et hors de la portée humaine, un chemin qui n’est pas foulé par les orgueilleux de coeur, un chemin où aucun philosophe n’a jamais marché.

L’une d’entre elles, aujourd’hui, qui s’est imposée comme dominante et que d’aucuns ont pu qualifier de "pensée unique" voudrait que l’athéisme fût l’une des clés de la liberté et du bonheur de l’homme (ou comme ils disent de son non-malheur), dans la mesure où les religions ne sont que de fatales occasions de division et de mortifères illusions, ce que la psychanalyse s’est, en particulier, targuée de démontrer. Comment le terme "philosophes" pourrait-il être employé par Dieu autrement qu’en mauvaise part ? Il désigne tout homme - clerc ou laïc - qui adhère au principe selon lequel le plus grand bien pour l’homme serait de proclamer la mort de Dieu (Le tuer une seconde fois), Dieu n’étant qu’un gigantesque brandon de discorde et, surtout, Dieu n’existant pas. Mais, il est vrai, ce dernier argument n’étant pas des plus commodes à démontrer, il vaut mieux s’en tenir à prouver (c’est-à-dire à faire croire que l’on prouve, car c’est aussi une question de foi !) que Dieu n’existe pas, puisque (ou, serait-il plus exact de dire sous prétexte que) les religions inspirées par Dieu ne servent qu’à ravager la terre. Si Dieu existait, le mal ne serait pas ! De même, si les coiffeurs existaient, il n’y aurait pas de gens mal peignés ; or les gens se tondent (Ah, cela aussi, vous l’ignoriez ?) , de manière à éviter les poux et les tignasses crasseuses, les coiffeurs, comme Dieu, n’existant pas. (Bienheureux les chauves !)

Celui qui flétrit sans ambages de tels raisonnements, échafaudés sur une raison, quoique vacillante, qui s’est émancipée de "la foi", ne peut passer que pour un "fâcheux" (nous adoucissons), l’un de ces prêcheurs qu’il est vital de bâillonner, si l’on veut sauver l’édifice de la Raison Triomphante, que le fâcheux tentera tôt ou tard de faire vaciller une bonne fois pour toutes. Malheur au fâcheux s’Il commençait à démonter l’inestimable échafaudage intellectuel construit durant des siècles - lira-t-on, "au prix du sang, contre les innombrables bûchés de l’Inquisition" ! - en vue d’un monde nouveau pour une humanité régénérée et libre dont nous constatons à quel point, en effet, au seuil de ce XXIème siècle, les prémices sont prometteurs ! Le fâcheux serait vite ramené à la raison. Comme les hommes sont heureux, en effet ! ce que Woody Allen, en bon père du désert intellectuel et spirituel de notre ère, a très bien résumé dans son fameux apophtegme :
"Qu’est-ce que je serais heureux si j’étais heureux !"

En Occident, l’échafaudage de la merveilleuse machine à bonheur est le plus élevé ; sa façade la plus exposée aux âpres vents de l’athéisme ; et en cours d’achèvement. Mais malheur au fâcheux, si tel Polyeucte, jadis, renversant les statues romaines, il se prend à briser les idoles d’aujourd’hui. En Son temps, qu’il Se souvienne qu’un autre Fâcheux avait été déjà réduit au silence ! (Il est vrai que Celui-ci était ressuscité...) A travers Ses prophètes, de siècle en siècle, c’est Son histoire qui se répète. Pascal a écrit que
Jésus est en agonie jusqu’à la fin du monde.

Il parle parmi les Siens ; Il est cerné d’ennemis ; plus tard, les mêmes épées se dressent devant Ses envoyés : ils sont persécutés.

Il est effrayant - quoique prévisible - de constater que malgré tant d’exemples, et bien que l’Eglise ait par le passé fait de nombreuses fois amende honorable pour avoir brimé et réprimé l’un de ses prophètes, l’Épouse du Christ, encore aujourd’hui, persiste à persécuter La Vraie Vie en Dieu, en dépit d’autant de précédents et d’avertissements,

Comment peux-tu, toi qui prêches journellement Ma Parole, ne discerner ni les temps ni les signes ? Toi qui persistes à déclarer que Je ne suis pas l’Auteur de ce Message, Je te le dis : tu juges selon les critères humains et tu te glorifies dans ta gloire... Alors prends garde et garde ta langue de juger.

quand La Vraie Vie en Dieu avance contre la pensée du monde, comme l’Eglise elle-même ou censément comme elle devrait avancer contre la pensée du monde...

L’Eglise marche-t-elle assez vite contre cette pensée ? Si elle ne marche pas contre cette pensée, est-ce parce qu’il lui arrive de marcher avec elle ? Aussi sont-ils nombreux, les prêtres d’aujourd’hui, à rejeter les manifestations surnaturelles de Dieu et pas seulement de La Vraie Vie en Dieu ! S’il ne s’agissait que de La Vraie Vie en Dieu ! Ils n’écartent pas moins les phénomènes reconnus par l’Eglise, sous le même prétexte : « Ces phénomènes ne constituent pas des articles de foi et ils ne sont pas inscrits dans le credo ! » En cela, ces prêtres sont des marchands et des philosophes.

(...) les dons spirituels de Mon Saint Esprit leur seront difficiles à comprendre tant qu’ils penseront et viendront à Moi comme des philosophes.

"Tant que" laisse rêver d’une trêve. Cependant, être ainsi sans cesse rappelés à l’ordre, n’est-ce pas ce que nombre de prélats de cette ère, en conformité avec la pensée du monde ou soucieux de s’y ajuster, dans un esprit consensuel bien "moderne", abhorrent ?
Qu’est-ce qui retiendrait les autorités religieuses d’aimer ce texte et d’en reconnaître la provenance divine ? La Vraie Vie en Dieu avance à l’opposé de la pensée du monde et de sa philosophie. La Vraie Vie en Dieu dénonce les orientations erronées de l’Eglise d’aujourd’hui, dont certains des prêtres sont devenus les "philosophes".

Regardez autour de vous et voyez : une section de Mon Eglise a été aveuglée à cause de leur esprit rationaliste, un esprit de léthargie installé en eux.

Peut-on être plus explicite ? "Philosophe" n’est, à certains égards, rien d’autre que synonyme de "rationaliste". Sur certains chapitres, l’Eglise est timide, réservée, voire couarde. Veut-on savoir lesquels ?

*


Les agacés de Vassula qui de toute leur intelligence ont espéré en vain qu’elle avait écrit La Vraie Vie en Dieu, lui reprochent d’avoir fait croire que l’Eglise était en proie à toutes sortes de convulsions rationalistes, modernistes, relativistes et naturalistes ce qui ne serait pas vrai. En vérité, il n’y aurait dans l’Eglise ni courant rationaliste ni courant moderniste ni courant naturaliste ni courant relativiste, comme s’il suffisait de nous le certifier pour que nous le crussions ! À ce compte, ne suffirait-il pas d’enlever tous les noms des maladies des dictionnaires, sans oublier mauvaise foi et bêtise, pour que tout le monde fût débarrassé de ces fléaux ? Mais puisqu’il n’y a pas de rébellion dans l’Eglise ! C’est en effet l’une des grandes antiennes des détracteurs de La Vraie Vie en Dieu, en réponse à l’une des grandes antiennes de La Vraie Vie en Dieu.

Regardez autour de vous et voyez : une section de Mon Eglise a été aveuglée à cause de leur esprit rationaliste, un esprit de léthargie installé en eux.

Qui est dans la Vérité comme le Père est en Lui ?
Que penser d’une Eglise qui ne déverse plus sur ses fidèles Ses trésors spirituels, sinon qu’elle est frileuse et couarde, rongée au travers de ses prêtres par les philosophies, avec lesquelles les plus hauts dignitaires essaient de s’accommoder, sans pour autant s’attirer l’estime ou le respect des philosophes ? À supposer qu’il sache écrire, un poussin signe-t-il un traité de non agression avec un rat ? Un agneau fait-il alliance avec un loup ? De telle sorte que cette Eglise frileuse, aveugle et couarde, Église que nous aimons, rogne sur son héritage mystique, comme, prise au piège d’un braconnier, une bête qui se dévore la patte pour se délivrer elle-même ; elle rogne ses traditions dont certains de ses ministres s’autorisent à discuter le bien-fondé... À Paris, voici quelques années, un certain haut dignitaire français, ayant pris conscience du cancer de l’âme d’une frange de son clergé, a décidé de créer sa propre université, en se détachant de celle qui, selon lui, ne mettait plus à l’abri des hérésies les dernières pincées de séminaristes que le Christ lui envoyait.

Le problème est plus profond qu’il n’y paraît. Il ne s’agit pas seulement du Purgatoire, des miracles, de l’utilité des révélations privées dont La Vraie Vie en Dieu fait partie. La lumière des dogmes est remise en question : le Christ serait symboliquement ressuscité ; La Mère de Dieu ne serait ni Vierge ni Immaculée ! On détourne des vérités : Judas, le disciple qu’effectivement Jésus aimait, devient celui qui se penche sur le Cœur de son Maître et Jean, le calomniateur jaloux de Judas ; et cette permutation serait à l’origine de l’antijudaïsme chrétien, devenu antisémitisme, lequel aboutira à la terrible Shoa, etc.

Pourtant, soyons justes, à la fin du XXème siècle, l’Eglise compte quelques exploits à son actif, que d’aucuns, mal intentionnés, taxeront de "coups de force" ? : la canonisation de sœur Faustine, ou celle de padre Pio, par exemple ?
Sœur Faustine ! obscure religieuse polonaise ; padre Pio, encombrant faiseur de miracles ! Les voilà soudain élevés à l’honneur des autels, au seuil du XXIème siècle ! Qui connaît le clergé français (est-ce ailleurs différent ? J’en doute…) sait qu’il se divise en deux catégories : d’un côté sont les prêtres qui croient aux miracles, aux apparitions et aux révélations privées ; de l’autre ceux qui se déclarent "réservés", voire "sceptiques", inutiles euphémismes... Ils n’y croient goutte !
En 2009, de nombreux catholiques français, ne connaissent toujours pas la fête de La Miséricorde Divine que Jean-Paul II a pourtant instituée et que l’Eglise est censée célébrer une semaine après chaque dimanche de Pâques.
Jean-Paul II, en canonisant sœur Faustine, fit montre de courage. Sous forme de locutions intérieures qui lui venaient du Christ et qu’elle retranscrivit dans un "petit journal" publié bien longtemps après sa mort, la religieuse polonaise canonisée, (qui vécut trente-trois ans), confiait avoir reçu un message inédit, bientôt intitulé le Message de la Miséricorde divine, destiné à dissiper les ténèbres de l’athéisme, du rationalisme, du naturalisme, du matérialisme et du relativisme, qui s’abattraient sur le monde avant la fin des temps. L’existence de cette âme consacrée qui se mourut de tuberculose dans un couvent glacé où elle s’entretint avec le Seigneur Qui lui montra Son coeur brûlant d’amour, retint l’attention du pape Jean-Paul II. Je vois, à Rome, plier sous la contrainte l’échine douloureuse de certains prélats déjà ankylosés par le froid du doute. Les adversaires de La Vraie Vie en Dieu prétendent qu’il n’y a pas de courant rationaliste parmi les prélats et que les confidences du Christ à ce sujet ont forcément été inventées par Vassula ! Comment, alors, ne pas se souvenir de la désormais plus que célèbre phrase du pape Paul VI ?

"Par quelques fissures, les fumées de Satan sont entrées dans le Temple de Dieu"

et comment, parallèlement, ne pas citer La Vraie Vie en Dieu ?

Il a été dit que le Rebelle vous nourrira de force un jour d’une portion de Rationalisme et l’autre jour d’une portion de Naturalisme, avec l’intention d’abolir et d’éteindre le peu de lumière qui reste en vous, vous qui êtes Mon temple.

À Rome, l’échine de l’âme déjà si humiliée des tenants lieux du rationalisme dut être à nouveau traversée de pointes acérées, lorsque le même pape fit réhabiliter le saint padre Pio, droit sorti de La Légende dorée, et pour cette raison tenu en respect depuis qu’il était mort jusqu’à sa béatification. Padre Pio ! aux miracles trop voyants, et que l’on voit pourtant sur des photos célébrer face au peuple la messe de Paul VI, entouré de micros ! À cause du padre Pio, qu’on espérait avoir enfoui sous les gravats de l’oubli, tant ses « excentricités » exaspéraient le courant rationaliste de l’Eglise (comment nier qu’il existe, malgré qu’ils en aient ?), une nouvelle fois, il fut question de miracles, de stigmates, de prophéties, de bilocation et même, horreur suprême ! de combats contre le démon (qui, bien sûr, n’existe pas !) : en somme, tout un bric à brac moqué par la psychanalyse, parangon de modernité vraie ou de vérité moderne, (c’est au choix) et dont l’Eglise avait essayé, en vain, (et dont les efforts étaient encore ruinés par ces nostalgiques !) de se négocier l’inestimable neutralité ! A quoi bon ces prêtres, "spécialistes" de ce savoir nouveau et salvateur, la psychanalyse ; à quoi bon tant de livres écrits par de doctes esprits si l’on doit à nouveau affirmer que le diable existe ; à quoi bon tant de progrès, si l’on doit désespérément revenir en arrière ? S’étonnera-t-on d’apprendre par La Vraie Vie en Dieu que le pape Jean-Paul II s’est retrouvé environné d’ennemis ?

Ne t’ai-Je pas révélé combien d’entre eux s’opposent à Mon pape [38] ? et comme ils le repoussent de côté ? Je t’ai déjà donné un exposé détaillé de la Rébellion à l’intérieur de Mon Eglise.

[38] Le pape Jean-Paul II

A la fin du XXème siècle, l’Eglise avait à sa tête Jean-Paul II le grand. Ce pape ne se laissa point intimider par les partisans de la raison triomphante. À lire La Vraie Vie en Dieu il eut beaucoup à en souffrir. En canonisant sœur Faustine puis Padre Pio, Jean-Paul n’infligeait-il pas à une partie de l’Eglise une involontaire humiliation ? Il faisait remonter à la surface de ce qu’elle eût espéré être un bassin d’eau transparente, le bourbier de ses orgueilleux entêtements. En leur temps, certains de ses plus hauts dignitaires avaient persécuté chacun de ces deux saints pourtant couverts de grâces divines ?

A la fin des années 50, un prédécesseur de ceux d’aujourd’hui, Ugo O’Flaherty, avait mortifié La Miséricorde Divine (sainte Faustine étant heureusement morte) d’une notification injuste qui fut retirée en 1978 - procédé dont on a, bien sûr, usé pour Vassula ! Voici un extrait de ladite notification datant de 1959 :

1) Il faut interdire la diffusion des images et des écrits qui présentent la dévotion à la Divine Miséricorde dans la forme proposée par ladite soeur Faustine.


2) Il est requis de la prudence des évêques de devoir faire disparaître lesdites images qui ont éventuellement déjà été exposées au culte.
Du palais du Saint-Office, le 6 mars 1959. Ugo O’Flaherty, Notaire.


Et comme cela se produisit quelques années plus tard, avec La Vraie Vie en Dieu, les évêques furent mis à contribution pour lyncher l’oeuvre de la Miséricorde Divine !
Quant à Padre Pio, il n’est aujourd’hui pas douteux qu’il fut interdit de célébrer la Sainte Eucharistie par une robe violette qui redoutait la double vue du saint sur ses diverses frasques... Nous renvoyons aux biographies de Padre Pio, notamment, celle, excellente, de M. Joachim Bouflet...

"Alors, se disent les persécuteurs de La Vraie Vie en Dieu, pris de frissons, si ceux qui ont été condamnés jadis peuvent des années après être élevés à l’honneur des autels, Vassula aussi !..."

Assurément, dans La Vraie Vie en Dieu, certaines accusations, certains reproches, certaines remontrances du Seigneur à Ses prêtres remettent en cause trop de tractations, trop de concessions, trop de fragiles équilibres, trop d’accords tacites ou explicites, entre l’Eglise, le monde et sa philosophie, pour que ces prélats, qui persécutent le livre sonore, avec acharnement et rage, acceptent d’en entendre davantage :

Quoi que Je dise ou demande, rien ne pénètre en vous puisque vous avez perdu le sens du langage de Mon Esprit.

Car enfin comment perd-on le sens du langage, si ce n’est en cassant le vase de la Tradition, et peu à peu, en cessant de se référer à Dieu ? Si, lorsqu’Il parle de combattre

"les armes fourchues"
(Message de La Vraie Vie en Dieu du 24 avril 2000, cahier 100),

Jésus Se tourne vers Vassula - un rien ! - ne montre-t-Il pas à ses prêtres et à ses fidèles combien il leur est devenu urgent, à travers Sa messagère, de comprendre la manière dont l’Eglise doit combattre ? Or Vassula n’est qu’un faible instrument. Ce que le Christ demande à Ses prêtres, n’est-ce pas d’accueillir ce faible instrument qu’Il a choisi, avec amour, bienveillance et compassion, et de prendre en considération le message d’espérance, de paix et d’amour que le faible instrument véhicule avec lui ? Comme Il l’a toujours fait, Dieu fera le reste.

N’est-ce pas déjà une simple fille qu’Il avait envoyé au petit roi de Bourges, lorsque les Godons occupaient la France ? « Vous comparez Vassula à Jeanne d’Arc ! Vous perdez le sens de la mesure ! Il faut raison garder, Monsieur l’audacieux. - Je compare, frère (ou soeur), deux situations désespérées et deux remèdes donnés par Dieu proportionnellement aux besoins et qui apportaient guérison. L’un a été pris ; l’autre ne l’a pas encore été : à vous d’en mesurer les conséquences présentes et à venir. »

N’est-ce pas cela aussi perdre "le langage de Dieu" : ne plus reconnaître Sa Voix, partant, ne plus répondre à Son Appel ? Le petit roi de Bourges, parce qu’il avait cru, sauva et son trône et la France. Jeanne, en rançon, fut sacrifiée. Mais cela est une autre histoire. Quant à l’histoire de Vassula, elle n’est pas finie au moment où nous écrivons ce livre.

 
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