Mercredi, 20 mars 2019
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Chapitre 4 - Spontanéité, ignorance de Vassula, gage ou illusion de la conversation intime ?
 
"Il y a dans l’art beaucoup de beautés qui ne deviennent naturelles qu’à force d’art."

Joseph Joubert. Pensées, 1838.


A supposer que Vassula soit l’auteur de La Vraie Vie en Dieu, elle eût donc tout écrit elle-même (à moins qu’elle n’eût un nègre, bien sûr… ah ! vous l’ignoriez ? Passons…). Vassula eût donc composé tous ces nombreux dialogues elle-même ! Interrogeons-nous. Comment un tel talent n’eût-il pas été mis au service d’une autre cause !... beaucoup plus lucrative. Sommes-nous naïfs ? Que cherche un imposteur, si ce n’est à amasser le crottin du diable, tout en s’offrant le luxe de tromper son prochain ? Vassula reverse ses droits d’auteur à la fondation, La Vraie Vie en Dieu.
Quoi qu’il en soit, en admettant que Vassula ait écrit ces milliers de pages, permettez-moi de dire que voilà un auteur qui aurait bien mal commencé sa carrière ! En effet, qui promeut son oeuvre ? Certainement pas l’Eglise ! Qui l’aurait conseillée ? Certainement pas ses éditeurs ! Si pour gagner de l’argent, Vassula avait voulu se servir de l’Eglise comme d’une sorte de tremplin, n’eût-elle pas mieux fait de définir La Vraie Vie en Dieu comme le fruit de ses méditations personnelles, ce à quoi, nous l’avons vu, la première puis la seconde notification tentent de réduire La Vraie Vie en Dieu ? Alors l’Eglise aurait, à la rigueur, salué la profondeur de ses "méditations". Admettons encore que Vassula soit l’auteur de La Vraie Vie en Dieu : il faudrait reconnaître à cette ménagère et un talent et, j’insiste ! un désintéressement exceptionnels et, au fond, incompréhensibles !

La Vraie Vie en Dieu se présente comme une immense conversation entre Jésus et Vassula. Peu à peu la Parole est de plus en plus abandonnée au Seigneur qui S’y exprime longuement, sous forme d’enseignements de plus en plus denses ; pour autant Vassula ne cesse pas de converser avec son Seigneur ; ses propos sont d’une teneur de plus en plus profonde ; elle progresse ; elle écrit de mieux en mieux. Pendant toutes ces années, Vassula, ayant été formée à l’Ecole du Christ, est devenue mystique ; de fait, ses questions sont de moins en moins celles d’une enfant, tandis que sa parole gagne en hardiesse, hardiesse poétique ! Bientôt, elle s’exprime, non plus à la façon d’une simple et d’une ignorante, mais, à l’image de son Sublime Modèle, à la manière d’un poète accompli, habité par l’Esprit-Saint. Autant les premiers cahiers de La Vraie Vie en Dieu sont saisissants de spontanéité et de fraîcheur ! autant ce qui vient ensuite témoigne de la lente maturation de Vassula ; Vassula s’y exprime de mieux en mieux, on a pu dire « en poète mystique ». Ne reprend-elle pas les expressions de son Maître chéri, empruntant Ses images, adoptant Son rythme, réemployant Ses mots ?... Ce qui s’écrit ensuite, sous les deux plumes, est d’une si grande beauté poétique, et par endroits, extravagante, tel un ornytorinx ! comme cette phrase, que le lecteur en demeure à la fois quinaud et admiratif :

En ces jours, Mon Esprit vient en pleine force pour vous aider, maintenant que la nuit est en train de bâiller ses ténèbres tout autour de vous. (En anglais : ...when night is yawning its darkness all around you.)

Etrange manière de s’exprimer, en effet, pour dire que le monde est en proie au Mal !

(…) la nuit est en train de bailler ses ténèbres tout autour de vous.

Mais admirons comme la phrase est close ! Est-ce en raison de la personnification qu’on pense au Cri de Munch repeint en noir par un Goya ! L’image est si nettement découpée qu’elle s’impose sans effort à l’esprit, en dépit de... non ! grâce à l’entorse syntaxique, bâiller ses ténèbres. Le poète emploie transitivement un verbe employé d’habitude intransitivement - détournement de la syntaxe commune à l’anglais is yawning its darkness et au français, dont la phrase tire, dans les deux langues, son effet poétique. J’en reviens à l’expression : la bouche bâille ses ténèbres. L’acte poétique ne consiste-t-il pas à laisser parler les mots à notre place ? Bâiller ! Suggèrerait-il l’endormissement d’une génération vomie de l’émonctoire du diable, et alors que le diable bâillerait, maléfique marchand de sable, Dieu, Lui, soufflerait...
Cette conversation entre Jésus et Vassula s’étend-elle donc sur des milliers de pages ? Oui, si incroyable que cela puisse paraître, cette conversation s’étend sur des milliers de pages et lire La Vraie Vie en Dieu requiert beaucoup de temps !
A plus forte raison, demandons-nous si Vassula peut être l’auteur de ces milliers de pages de sublime poésie ? Je ne puis le croire et voici pourquoi.

*


A quoi tient que La Vraie Vie en Dieu soit si émouvante à lire ? L’intimité qui s’instaure entre Jésus et Vassula et la spontanéité des réactions de l’Un et de l’autre contribuent, on ne peut le nier, à faire naître l’émotion. L’une des délices de La Vraie Vie en Dieu en sont les notes que Vassula a été inspirée de prendre, lesquelles nous rapportent certains détails de la vision dont elle bénéficia ou ses propres pensées qui lui ont traversé l’esprit au moment où Jésus lui parlait cœur à Cœur ou tandis qu’elle-même parlait à Jésus.
La Vraie Vie en Dieu fait souvent songer à une sorte de journal intime soigneusement daté dont la diariste rapporterait le plus scrupuleusement possible ses entretiens avec l’Une des Trois Personnes de la Sainte Trinité. Dans La Vraie Vie en Dieu, il n’y a que Dieu Trine ! dont Vassula retranscrit les moindres Paroles rapportées au discours direct, à la manière d’un texte de théâtre. Pour parvenir à une rigoureuse exactitude, il arrive aussi que celle qui rapporte les mots inestimables de l’Etre Adoré les encadre de précieux commentaires qui éclairent tant leur sens que leur contexte. Par exemple, Il lui a dit tel ou tel mot que Vassula ignorait complètement ; Il a forgé telle ou telle expression qui l’a étonnée ou qu’elle ignorait et Il la lui a expliqué ; Il lui a fait telle ou telle déclaration qui l’a stupéfiée et elle nous explique pourquoi ; ou Il lui a montré l’enfer, puis le Paradis ou l’a fait assister à leurs fiançailles puis à leurs noces, ou S’est montré à elle sous un pavillon, que sais-je... Le Christ a fait tel ou tel geste en disant cela ; Il a soupiré ; Il a souri ; Il a pleuré ; le ton de Sa Voix était grave ou était joyeux... Ces commentaires sont pour le moins source de joie, source de méditation, source de recueillement et source d’étonnement et de curiosité... Ainsi Vassula peut-elle demander à Jésus qu’Il lui donne Ses Propres Mots, parce qu’elle ne parvient pas elle-même à formuler correctement sa pensée fragile. Moitié journal, moitié texte de théâtre, La Vraie Vie en Dieu est un texte inédit et difficile à définir, un ensemble de "messages" dictés par le Christ à l’humanité et dont Vassula est à la fois la scrupuleuse secrétaire et l’infatigable messagère.
En admettant qu’elle soit l’auteur de La Vraie Vie en Dieu, comme certains le supposent, alors pourquoi est-il si extraordinaire que Vassula ait rédigé elle-même toutes les demandes et les réponses de cet entretien fleuve entre le Christ et elle ? L’enchaînement des questions et des réponses, tel que Vassula serait censée le pratiquer, si elle était l’auteur de La Vraie Vie en Dieu, en littérature, relève d’un art éprouvé du dialogue. Rien n’est moins simple que cet art ! La maîtrise parfaite dont l’Auteur fait preuve, surtout visible dès les premiers cahiers de La Vraie Vie en Dieu, crie l’innocence de Vassula. On dit que Molière avait recours à sa servante pour éprouver la qualité de ses répliques. À qui Vassula aurait-elle eu recours ? Ainsi, en rédigeant demandes et réponses, afin de faire plus vrai, pour recouvrir son texte du vernis de la spontanéité propre à la conversation, Vassula aurait-elle eu l’audacieuse idée d’introduire, entre et à l’intérieur des propos que Jésus et elle-même échangent de page en page, ce que la plupart des littérateurs les plus éprouvés ont toujours pris soin d’écarter, appelés "accidents ou ratés" de la conversation ? Je ne crois pas cela possible. Ecoutons plutôt Jean Anouilh nous en parler mieux que nous-mêmes, lorsque ce dramaturge du XXème siècle cherchait à définir le texte de théâtre :

« Le naturel, le vrai, celui du théâtre, est la chose la moins naturelle du monde, ma chère. N’allez pas croire qu’il suffit de retrouver le ton de la vie. D’abord dans la vie le texte est toujours si mauvais ! Nous vivons dans un monde qui a complètement perdu l’usage du point-virgule, nous parlons, tous par phrases inachevées, avec trois petits points sous-entendus, parce que nous ne trouvons jamais le mot juste. Et puis le naturel de la conversation, que les comédiens prétendent retrouver : ces balbutiements, ces hoquets, ces hésitations, ces bavures, ce n’est vraiment pas la peine de réunir cinq ou six cents personnes dans une salle et de leur demander de l’argent pour leur en donner le spectacle. Ils adorent cela, je le sais, ils s’y reconnaissent. Il n’empêche qu’il faut écrire et jouer la comédie mieux qu’eux. C’est joli la vie, mais cela n’a pas de forme. L’art a pour objet de lui en donner une précisément et de faire, par tous les artifices possibles - plus vrai que le vrai. »
(La Répétition ou l’amour puni)


Les blancs, les silences, les scories de la conversation, "ces balbutiements, ces hoquets, ces hésitations, ces bavures" sont si rares, en effet, sous la plume de ces dramaturges, que si au hasard d’un de leurs textes on en découvre un, le critique littéraire ne manque pas et de le mentionner et de le commenter, ou pour l’admirer ou pour, au moins, en tirer quelque interprétation. Qu’en penser concernant Vassula, si ce n’est que La Vraie Vie en Dieu s’écrit indépendamment des capacités de sa secrétaire, ô combien dévouée, mais laborieuse ? Qu’importe, alors, qu’elle se sente diminuée, hésitante, tel ou tel jour, peu sûre d’elle-même sur tel ou tel mot, puisque, après tout, ce n’est pas elle qui écrit et qu’elle ne fait que retranscrire ce que Jésus lui dicte ! Ainsi dans ce passage demande-t-elle à Jésus de parler à sa place !

Je suis orthodoxe grecque et je partage tout avec mes frères catholiques romains, et je ne me différencie pas sous Ton Nom lorsque je suis avec eux ; et ils ne me traitent pas différemment qu’une des leurs. Je sais aussi que nombre d’entre-eux fréquentent les églises orthodoxes grecques ou russes...
Dis-le, Mon enfant !
Donne-moi les termes exacts, Seigneur.
Dis : ...et il ne leur est pas permis de partager Ton Corps.

Serait-ce feinte de Vassula ? Quel en serait le but ? Si Vassula était l’auteur de La Vraie Vie en Dieu, aurait-elle besoin de ce subterfuge pour conférer au Christ l’autorité qu’Il a déjà ? Au contraire, si l’on rentre les armes, n’est-il pas plus raisonnable de reconnaître que Vassula, en faisant part de ses ratés, poussée par l’Esprit-Saint, écrit ce qu’elle ressent au moment même où elle écrit, afin que le lecteur comprenne que le premier adversaire d’un prophète est le prophète lui-même et que pour suppléer à ses forces manquantes, il n’a que Dieu sur Lequel s’appuyer ; le lecteur doit comprendre qu’il n’y a pas de vrai charisme sans continuelle mise à l’épreuve, que la première de ces épreuves consiste à prendre la mesure de ses propres limites et qu’aucun homme, fût-il un prophète, ne peut prétendre y échapper ! Le prophète est l’un de ceux qui voit le mieux sa misère. Et quand il croit parler, il lui faut se souvenir qu’il est parlé par Dieu !
Misère de Vassula dans cette note :

A ce point, je me déconcentrais ; Jésus S’est interrompu en me disant : "fleur, surmonte ton apathie" ; je Lui ai demandé de m’aider ; Il a répondu : "fais-Moi plaisir en M’écoutant" ; je Lui ai demandé encore de l’aide, avant de continuer sous Sa dictée.

Feinte ? Mais à quoi bon ? Qu’est-ce que cette note apporte de plus au texte de Jésus ? Reconnaissons-le. Rien ! Il s’agit d’une note ! S’il y a quelque chose à méditer, c’est l’insistance de Vassula à montrer combien elle reste une pauvre femme, toute prophète qu’elle est ! Vassula inspirée par Dieu ne veut pas que nous oubliions que prendre en dictée La Vraie Vie en Dieu, c’est s’exposer à des tribulations intérieures. On est moins étonné ensuite d’apprendre que Vassula commet des erreurs d’orthographe ! Elle ne fait que transcrire. Mais La Vraie Vie en Dieu ne continue-t-elle pas néanmoins à s’écrire ? Ou bien Vassula jouerait-elle à l’ignorante ? Alors, quelle mise en scène !

Te souviens-tu quand J’ai guéri l’homme hydropique un jour de Sabbat ? Qu’avais-je demandé aux Pharisiens ?
Seigneur, je dois consulter la Bible.
Va donc chercher Ma Parole .
(Je l’ai fait et j’ai vérifié - Luc 14,16)

A quoi bon tous ces artifices ?

Va donc chercher Ma Parole. (Je l’ai fait et j’ai vérifié)

Reconnaissons que Vassula dans ce passage ne fait qu’avouer ne pas savoir. C’est déjà beaucoup. C’est une humiliation. On a plutôt tendance à cacher son ignorance. En même temps, ne nous donne-t-elle pas l’exemple de ce que nous devrions tous faire ? En dernier ressort, comprenons qu’il est important qu’un lecteur qui lit La Vraie Vie en Dieu pour la première fois, si insensé que cela puisse paraître, prenne conscience que ce message a été dicté à une personne faible et misérable !

Aurais-Je trouvé quelqu’un de plus faible que toi, Je l’aurais choisi, lui ou elle. Ta misère oblige Ma Miséricorde à t’immerger ; ta misère Me fait secouer la Tête... Plus faible et plus misérable que toi, Je ne puis trouver... il n’y en a pas !

Il arrive également souvent à Vassula de ne pas comprendre. A propos de la Russie, par exemple :

Je ne comprends pas, Seigneur, de quelle manière Tu vas abaisser ses (à la Russie) yeux. Le Seigneur lui répond patiemment : Très bien, alors je vais te le dire : par l’éclat de Ma majesté alors Je viendrai et Je me reposerai dans son cœur...

A cet autre propos :

Seigneur ! Comment se fait-il que Tu dises « si », alors que Tu nous dis maintes fois que Tu vas nous changer et que Ton Royaume va venir ; je ne comprends pas...

De même, quand Vassula montre son ignorance (et c’est assez souvent), demandons-nous si elle le fait exprès ou si elle ne répond pas à une exigence du Seigneur Qui l’oblige à se montrer telle dans toute sa faiblesse. Ainsi dans cet extrait : ce jour-là, elle commence son entrée en matière un peu emphatiquement...

Me voici, Seigneur, pleurant à nouveau sur Ton Epaule. Je suis le nouveau Job de notre temps, avec mes lamentations...

Le Seigneur lui répond avec humeur :

Tu ne connais pas Job, si tu penses que tu subis ce que Job a subi...

Et l’entretien est clos ! Là s’arrête la conversation. Quel raté ! Vassula n’avait-elle pas encore compris que le Seigneur n’aime pas l’emphase ? Ne l’avait-Il pas pourtant avertie, six ans auparavant ?

Le style pompeux Me lasse, apprends à être humble, simple, modeste, comme Moi !

Demandons-nous, maintenant, si Vassula peut avoir, dans l’intention de tromper, écrit tout cela elle-même ? Est-il concevable, de grâce ! de croire qu’elle ait imaginé tout ce malentendu ? « Tiens ! s’est dit Vassula, en ouvrant son cahier ce jour-là, aujourd’hui, je vais imaginer que Jésus me gronde. Il faut que je sois à la fois ridicule et pompeuse. » Que Vassula l’ait imaginé supposerait qu’elle est une véritable artiste ! Tel n’est pas ce que nous croyons. Mais si on persistait à le croire, pourtant, ne devrait-on pas s’étonner jusqu’à l’admiration, que Vassula ait imaginé ce raté et tenu à nous l’étaler ? L’aurait-elle fait exprès si elle était l’auteur de La Vraie Vie en Dieu ? Ce genre de bévue n’est rien moins que flatteur ! Non, telle ne serait pas la manière de procéder d’un faux prophète, à moins qu’il ne fût un artiste qui créerait l’illusion du vrai, mais pour ses adversaires, que Vassula soit une artiste, il en est encore moins question que de reconnaître son charisme de prophète ! Nous en revenons au fait que le Seigneur lui parle, tout simplement ! Et chaque fois que le Seigneur lui parle pour insister sur l’une de ses faiblesses, demandons-nous si le Seigneur ne cherche pas à nous pousser à nous reconnaître en elle ?… Ne sommes-nous pas tous Vassula ? …

Mon but est de renouveler Mon Eglise et Je te charge de ce devoir, un devoir au-delà de ton entendement et de ta capacité ; mais n’oublie pas qui est avec toi. (...) Nul ne peut dire que tout ce qui a été accompli jusqu’à ce jour est venu de toi. De la nullité de quelqu’un, vous n’attendez rien. J’ai choisi un enfant ignorant afin que toutes les entreprises soient faites par Moi.

Je vais peut-être me répéter, sauf à lasser mon hypothétique lecteur(trice) !… En laissant le soin à l’Église de se rendre compte si Vassula est ou non l’auteur de La Vraie Vie en Dieu, reconnaissons que le texte lui-même ne laisse pas indifférent un passionné de littérature. Car il témoigne d’un profond savoir-faire !...
En fait, il importe peu que Vassula soit nulle, ignorante, incompétente ou, au contraire, pénétrée d’une sagacité archangélique, (précisons que Vassula, quoiqu’elle ne soit pas un génie, est une femme intelligente) puisqu’elle n’a rien à inventer ! puisque c’est Jésus Qui lui dicte La Vraie Vie en Dieu puisqu’elle n’a qu’à Lui prêter ses oreilles, son esprit, sa main, sa bouche et ses pieds ! Cet extrait, au contraire, montre un Jésus prêt à répéter plusieurs fois Sa question tant qu’Il estime que Vassula ne Lui a pas justement répondu :

As-tu remarqué quelque limite ? allons, dis-le...
Est-ce que je me trompe si je dis : sur les murs intérieurs de Ta Maison, là, je ne trouve pas beaucoup d’appui.
(...) Je ne t’ai pas demandé si tu avais ou non un appui sur les "murs intérieurs" de Ma Maison ; Je t’ai demandé si tu as remarqué quelque limite...

Qu’importe donc puisque Dieu a même fait parler des ânes !
Comment douter de l’authenticité d’un texte comme celui-ci ! Comment Vassula pouvait-elle imaginer qu’elle répondrait à côté et que le Seigneur lui reposerait Sa question sur ce ton à la fois familier et intime ? Et maintenant, demandons-le nous ! Est-ce Vassula qui a inventé cela ? Alors, disons-le à présent ce qui les fait sursauter d’indignation : si elle était l’auteur de La Vraie Vie en Dieu, Vassula aurait du génie...
Qu’en penser, en effet, pour peu qu’on ait pris le parti d’y entendre malice ? Vassula aurait-elle égrené ces subterfuges, de manière à rendre plus vraisemblable ce faux dialogue entre elle et Son Seigneur ? Quoique l’accusation soit grave, certain(e)s la soutiennent et mordicus ! En somme, si Vassula était l’auteur de La Vraie Vie en Dieu, elle jouerait une ignoble comédie qui serait au moins digne du célèbre Tartuffe. Lorsque donc Vassula avoue sa lassitude, ses doutes, ses faiblesses, son incapacité, (ainsi lorsque Jésus fait le blason de Son Divin Corps)... :

J’ai soupiré, ne sachant pas ce que mon Seigneur veut et entend par là. Jésus, en disant cela, a terminé avec un ton d’émotion. Il hochait doucement Sa Tête Divine.

...elle mentirait ? De même, lorsque Jésus la corrige par ces mots à la fois très sévères et tendres... :

Je réalise ta faiblesse et ta stupéfiante incapacité, c’est pourquoi grande est Ma tolérance à ton égard. (...) Ne dis pas : " Dieu considérera ma faiblesse, Il est Tout-Miséricordieux ", te remettant ensuite à pécher. (...) Tu commences à réaliser en quel misérable état est ton âme. Une lumière a brillé en toi. Ame, réjouis-toi ! réjouis-toi ! car si Je ne Me tenais pas près de toi, tu ne tiendrais pas du tout debout. A partir de maintenant, fais attention, et ne laisse jamais sombrer ton coeur. Viens toujours à Moi chercher de l’aide. Ce n’est pas ta dernière chute, Ma Vassula. (...)

...elle mentirait ? Enfin, comment interpréter ces passages retranchés, ces passages qui manquent, que Vassula a retirés, dit-elle, avec la Permission du Christ ? Seraient-ce de purs effets de réel comme on en trouve, par exemple, sous la plume des écrivains du Nouveau Roman ? destinés à montrer que La Vraie Vie en Dieu n’est pas le texte de fiction d’un écrivain artificieux, mais un ensemble de messages que Dieu adresse à Son Église, puisqu’on y voit la trace des passages que Dieu a demandé ou permis à Vassula de retrancher ? Et comment expliquer que Vassula rajoute parfois une note pour commenter un mot qu’elle a entendu, et dont le sens mérite d’être éclairci ?

Je l’ai mis sur ton chemin.
Note de Vassula : "Là, j’ai reçu l’image d’un certain prêtre que je connais."

Pour ses détracteurs, comment n’est-il pas assez probant que ce n’est pas Vassula qui écrit ! ou criera-t-on, une fois encore, au procédé ? Ne serait-ce pas plutôt l’usage systématique du procès d’intention qui tournerait au procédé ?
Que Vassula soit l’auteur de ce texte, ce serait lui prêter un talent d’écrivain dont elle ne peut se prévaloir, compte tenu de qui est Vassula et du genre de vie qu’elle avait jusqu’alors menée. Elle ne serait pas qu’un faussaire ; elle serait une artiste. Le faussaire ne dit pas qu’il est un artiste. L’artiste ne nie pas en être un. À l’artiste comme au faussaire, s’ils veulent s’imposer sur la scène de l’art, le talent ou le génie est un préalable indispensable et nécessaire. Nous le répétons, Vassula n’est ni une artiste ni un faussaire. C’est Jésus qui est un Artiste !

Alors, je n’ai rien de bon de moi-même à Te donner ?
Non. Je t’ai donné tout ce que tu as et qui est bon.
Peut-être une belle peinture que je peindrais moi-même pour Te l’offrir !
Tes peintures, Vassula ? N’est-ce pas Moi qui t’ai accordé ce don de l’art ? Cela n’est-il pas aussi venu de Moi ?

À supposer que Vassula soit une artiste (mais doublée d’un faussaire) et qu’elle ait tout écrit elle-même, de son travail, il nous faut au moins admirer l’habileté. Je le redis, quand Vassula serait l’auteur de La Vraie Vie en Dieu, elle mériterait l’attention des académiciens du Prix Nobel ! On ne pourrait s’empêcher de louer son génie, pour, sitôt, retomber dans une autre impasse.

Il est incompréhensible qu’un écrivain de ce caractère se soit caché derrière un faux Nom (et Quel Nom !) pour préférer à la notoriété et la fortune que lui eût procurées son oeuvre, du moment qu’elle s’en déclarait l’auteur, l’obscurité où le maintenait sa supercherie ! Je croyais qu’un imposteur préférait la gloire à l’obscurité et la fortune aux persécutions... On m’a à ce sujet répondu avec commisération : " Bien sûr, bien sûr que Vassula croit sincèrement que c’est Jésus qui lui parle, mais c’est quand même elle qui écrit tout !" Ou bien : "Rends-toi compte enfin ! que, bien qu’elle soit persuadée que c’est Jésus Qui lui dicte Son texte, c’en est quand même elle intégralement l’auteur !" Autrement dit, Vassula n’aurait pas tout à fait conscience d’être l’auteur de son propre livre ! Etrange faussaire ! Que ne la plaignent-ils, au lieu de la vilipender ! Autrement dit, Vassula serait une sorte de folle. L’hypothèse mérite d’être prise au sérieux. Vassula serait un faussaire fou... D’une part, un graphologue, M. J.A. Munier, expert en écritures près de la Cour d’appel de Paris, a analysé l’écriture de Vassula. Et telles sont ses conclusions :

Interprétation des grands caractères dictés de la main de Jésus :

  • (Force tellurique formidable)

  • Enthousiasme enclos avec une composante hédonique, c’est-à-dire semblant générateur d’une sorte de bien-être
.
  • Est imprégnée d’une force qui la dépasse.

  • Investie par des forces invisibles auxquelles elle réagit avec une sorte de simplicité primitive, alors qu’il y a aussi, dans d’autres secteurs, un élément raffiné chez elle.

  • Convaincue par la puissance de l’invisible qu’elle perçoit avec intensité.


  • Est un intermédiaire comme un centre de transmission et d’amplification.
  • A une foi mystique.

  • Ressent une sorte d’enthousiasme tranquille, comme une plénitude.

  • Est très dédoublée, alimentée par une force invisible comme indestructible.
  • 
Un peu étrange, aux yeux du sens commun, en tout cas.

  • Très appliquée : élève docile.

  • Est comme dans un état second, indifférente au monde extérieur.

  • Peut percevoir des mondes invisibles fort bien, comme un médium.

  • Très grande force concentrée. Introversion riche.

  • Ne s’appartient pas. Une certaine raideur.

  • Un grand contrôle de soi-même, probable dans son maintien.

  • A "de la tenue".


Interprétation subsidiaire des fragments graphiques intercalaires en écriture plus petite :

  • Personnalité qui vit dans son univers.

  • N’est pas folle.
  • Est assez intelligente pour le moins.

  • Suit sa logique propre.

  • Capable d’une certaine intégration.

  • A des ménagements de délicatesse, de la gentillesse, de la douceur.

  • Suit un but. Est appliquée vers ce but.

  • Ressent une inspiration de niveau élevé.

  • Sa vie est éclairée par un idéal.

  • Rien d’autre ne compte pour elle véritablement.

D’autre part, cette prétendue folle - Vassula n’aurait pas conscience de ce qu’elle écrirait - a elle-même réfuté, dans "son" livre, les arguments qui accréditent sa prétendue folie et fait montre, par ses arguments - "qu’elle prêterait à Jésus", dès lors qu’on la considère comme une folle - d’un solide bon sens et d’une grande sagesse :

Si tu dis que cette Oeuvre Divine tout entière vient du subconscient, alors, explique-Moi la maîtrise et les enseignements de ces écrits venant de quelqu’un qui n’a aucune connaissance même en catéchisme élémentaire.

J’entends d’ici ou je fais cet effort : "Mais alors, ce serait une folle et un faussaire qui avait prévu qu’on dirait qu’elle est folle et qui, comme un faussaire, avait pris la précaution, avec intelligence, de démentir sa folie." Autrement dit, ce serait une folle intelligente et prévoyante ; un stratège de l’écriture ; un grand écrivain, en somme ! et habile et rusé, qui mérite bien le Prix Nobel. Redevenons sérieux, Mesdames, Messieurs les Contempteurs ! La folle peut nier qu’elle est une folle ; elle s’en tient à le nier. La folie ne raisonne pas. (Ou je crois que l’on va enfermer beaucoup de monde.) Si Vassula est folle, comment se fait-il que nous ne le soyons pas comme nous sommes appelés à l’être, à la manière des « fols en Christ » de l’Orient ? Et en Occident, où sont nos « fols en Christ » ?
Si Vassula est folle, sa folie mérite un autre nom. Achevons, de grâce. Il faudrait donc supposer que La Vraie Vie en Dieu est l’oeuvre d’une folle en pleine possession de ses moyens, autrement dit d’un génie littéraire, qui n’aurait jamais écrit une ligne de sa vie, jusqu’à ce qu’elle ait produit ce livre de folie et dont le premier coup d’essai eût tourné au chef-d’œuvre. Ce chef-d’œuvre compte plus de 1200 pages, rédigées en quelque vingt ans (édition du livre unique en papier bible) ! Oui, achevons... Mais avant d’achever, que l’on me cite le cas d’un homme ou d’une femme de génie devenu écrivain du jour au lendemain ? Que l’on me montre quels livres, quelles thèses, quels mémoires, quels articles, Vassula a écrits, avant que d’écrire La Vraie Vie en Dieu ; que l’on me montre, enfin, ses diplômes en théologie, en rhétorique et en linguistique (licence, doctorat...), et je croirai qu’elle est l’auteur de La Vraie Vie en Dieu.

Pour avoir écrit La Vraie Vie en Dieu, il faudrait que Vassula eût élaboré son projet des années à l’avance, ce qui, lorsqu’on s’adonne au mannequinat, à la peinture et aux courts de tennis, est, vous me le concèderez, plus qu’improbable. Qu’elle eût lu et relu la Bible, au point de la très bien connaître ; qu’elle eût étudié la théologie, la christologie, l’eschatologie, la théologie trinitaire, la mystique chrétienne, l’exégèse, la théologie fondamentale, la mariologie, encore cela n’est rien ! Il eût aussi fallu que cette théologienne méritante et besogneuse eût appris à bien écrire. Est-il si aisé de bien écrire ?... Que chacun réponde en conscience et par expérience... Croire bien écrire est une chose ; y parvenir en est une autre. Comme le dit Molière :

«  On n’exécute pas tout ce qu’on se propose,
Et le chemin est long du projet à la chose.
 » Tartuffe III, 1

J’ai, pour ma part, lu quelques ouvrages de théologie : il ne m’a point semblé que beaucoup d’entre eux fussent écrits par des poètes ! Sont-ils même écrits par des écrivains ? Et souvent ce sont leurs auteurs qui critiquent La Vraie Vie en Dieu !... Laissez-moi doucement moquer… Allons ! je me reprends. Si Vassula était le brillant créateur que j’imagine, inspiré par ses détracteurs, sa maison n’aurait-elle pas dû être pleine de livres ? Quant à ses ami(e)s, n’étaient-ils pas censés nous parler d’une intellectuelle plongée du matin au soir dans les ouvrages savants ? Tels ne sont pas les témoignages que nous avons sur Vassula... Car on peut faire semblant d’être docteur en théologie, on ne peut faire semblant d’être poète.
Sans doute n’est-elle pas folle ! finira-t-on par nous concéder. Pour elle, qu’on dise qu’elle ne l’est pas, au fond, ne vaut guère mieux et ne change rien ; car, si d’un côté, on la reconnaît saine d’esprit, de l’autre, on la considère comme un imposteur ; et l’on voit en elle un nouveau Tartuffe, quoique Tartuffe eût du génie. Tiens ! On reconnaît du génie à Tartuffe, non pas à Vassula ? Et l’on a raison : Vassula n’a aucun génie, puisqu’elle n’a pas écrit La Vraie Vie en Dieu ! Mais non ! On nie aussi que Vassula n’ait pas écrit ce livre ! Et pour prouver qu’elle a écrit ce livre, on va contre la raison et l’observation, jusqu’à prétendre que son style est mièvre et La Vraie Vie en Dieu un ramas de banalités ! ainsi qu’osent l’écrire, toute honte bue, les détracteurs qui ne connaissent pas la littérature ou feignent de ne la pas connaître pour les besoins de leur triste démonstration. Mais si quelqu’un doit avoir du génie, il ne peut s’agir que de Vassula. Eh bien, non ! On ne dit pas que Vassula a du génie. On ne le dit surtout pas. On dit le contraire ! Ou, position plus confortable, on n’en parle pas ! (Mais aussi, position plus inconfortable, on dit qu’elle est un faussaire !) En effet, je n’ai encore jamais lu sous la plume d’aucun de ses détracteurs que Vassula avait, au moins, dans l’art de tromper, du génie. Ce pourrait être une louange (elle l’aurait grandement méritée, si elle était l’auteur de La Vraie Vie en Dieu) perfide. Louange perfide ! dis-je. Les détracteurs de Vassula me répliqueront qu’une louange perfide reste une louange. "Mais aussi, regardez autour de vous ! diront-ils, que de gens abusés par cette femme ! et parmi les théologiens les plus éminents ! C’est pourquoi il est devenus nécessaire de leur imposer silence, au nom de la sainte obéissance !" Ce n’est point que les ennemis de Vassula ne soupçonnent pas qu’une grande intelligence est à l’oeuvre derrière La Vraie Vie en Dieu ; la vérité est qu’ils ne veulent pas y faire honneur, même pour la condamner. Par crainte d’obtenir la preuve que Dieu est réellement l’Auteur de ce livre abhorré, ils refusent de s’y appesantir, suspendent leur raisonnement et ne vont pas au bout de leurs déductions, bien que ces gens-là sachent, à n’en point douter, raisonner et déduire. N’est-ce pas pécher par omission ? Disons-le, ils ne veulent reconnaître à La Vraie Vie en Dieu quelque mérite que ce soit, par crainte d’appeler l’attention sur cette oeuvre qui les dérange et les menace et qui, pour ces raisons, doit demeurer obscure.

Tels, parmi trois frères brouillés depuis de longues années, de vrais bijoux dont les héritiers s’entêtent à nier la valeur, malgré l’avis d’experts réputés en joaillerie, parce que ces pierres les obligeraient à renégocier leur héritage, La Vraie Vie en Dieu bouscule la grande famille chrétienne. Les trois frères ne veulent pas s’embarrasser de ces pierres précieuses merveilleusement serties… Malgré tant d’efforts pour en démontrer l’inanité, la fausseté, l’insignifiance, il faut à ce trésor, trouver une origine autre que céleste, lui ôtant tout lustre, tout prestige ! Il faut coûte que coûte que La Vraie Vie en Dieu soit réfutée. Écoutons-les se parler : « Décidément, ce trésor du Ciel menace nos divisions. Comme il suscite des conversions, on finira par nous soupçonner de ne pas écouter le Christ Qui nous appelle à unir les dates de Pâques. Il nous faut, par conséquent, convertir les pierres précieuses en pacotille, quitte à nous ruiner. On ne peut laisser dire qu’il s’agit d’une oeuvre divine et le Christ appeler de toute urgence à l’Unité ! Il reste une dernière issue : disqualifier le livre et son prophète. Une dévaluation qui vous laisse sur la paille, voilà ce qu’il nous faut. … »

Dès lors, on ne va plus contre l’évidence : attitude spirituelle suicidaire, on ne nie plus le caractère surnaturel des phénomènes liés à La Vraie Vie en Dieu - comment le pourrait-on ? - ni "l’énigme" que représente la figure de Vassula qui n’est ni une folle ni une hystérique : on réinterprète les signes et les phénomènes, pour en proposer une origine autre que divine... Vassula serait inspirée par le diable... Et l’on envoie des gens pour cela…
Étrange, oui, comme il est étrange de voir à nouveau circuler le diable à une époque où nombre d’hommes d’Eglise sous l’emprise du rationalisme - et de la psychanalyse notamment - ne croient plus à son existence ! Vous conviendrez que lorsque l’on s’attaque à la réputation d’autrui, on fait feu de tout bois ! D’ailleurs, j’ai remarqué que, subtilement, perfidement, sournoisement, les détracteurs de Vassula ne l’accusent pas à proprement parler de sorcellerie ; ils se contentent de le suggérer. « Voyez-vous, Vassula, en fait, est en proie à des forces médiumniques... Ensuite, il ne leur reste plus qu’à confesser bien tartuffement qu’après tout eux-mêmes ne savent trop comment considérer ces phénomènes et qu’au fond expliquer l’origine de ces messages est impossible ; mais que, malgré tout, tout incline à croire, (c’est-à-dire en raison de leur charbonneuse hypocrisie), compte tenu de l’influence de La Vraie Vie en Dieu sur beaucoup d’esprits faibles, que l’origine fût diabolique... Or aux adversaires de Vassula qu’ils accusent de faire du spiritisme et d’être une sorte de gourou inclassable, d’un genre nouveau, le Christ répond :

Ma bien-aimée, à ceux qui affirment que ces Œuvres ne sont pas de Moi le Seigneur, mais viennent du spiritisme ou de l’occultisme, Je leur pose cette question : Satan peut-il se diviser contre lui-même ? S’il est divisé contre lui-même, comment son royaume peut-il tenir debout ? (Mt 12,26)

En effet, depuis quand un gourou se dénonce-t-il lui-même ?

Le démon est descendu en rage sur ta génération, ces sectes ont été prophétisées dans l’Écriture. Vassula, ces fausses religions se sont répandues dans Mon Église[1] comme un cancer dans un corps. Ces sectes sont le cancer de Mon Corps. Elles peuvent prétendre que la vraie sagesse doit être trouvée en elles, mais Satan essaie de tromper si possible tout le monde, même les élus. Le refus obstiné du monde de se repentir l’a conduit à l’erreur ; ta génération M’a connu, cependant elle a refusé de Me reconnaître. Dans son esprit obscurci, elle a préféré suivre les doctrines de Satan.

A cet égard la note de Vassula est éloquente :
[1]Les sectes telles que les Témoins de Jéhova, le Nouvel Äge, la Scientologie, Moon etc...

Depuis quand les médiums croient-ils au Christ ressuscité ? Depuis quand les gourous font-ils dire au Christ le contraire de ce qu’ils enseignent ? En effet, en effet... Répondons à ces rhéteurs que rapprocher Vassula du célèbre médium, Allan Kardec, dont l’extrait d’un livre publié à la fin du XIXème siècle sert d’argument d’autorité, n’est qu’un misérable amalgame ! En outre, c’est méconnaître l’oeuvre d’Allan Kardec. Ce célèbre spirite n’était pas chrétien ; il n’eut de cesse, naturellement, de combattre la « religion établie » ; Kardec croyait en la réincarnation. N’attendrait-on pas des inquisiteurs de La Vraie Vie en Dieu, plus de justice - ou de prudence ? - à tout le moins d’habileté ? Le Christ n’est, pour Allan Kardec et ses successeurs, qu’une figure d’initié parmi d’autres, dont la Parole a été détournée de son sens par l’Eglise, dès les origines (thèse dont M. Dan Brown a depuis fait ses choux gras) et Sa résurrection n’est qu’une imposture. En faisant de Vassula un "médium", ses détracteurs essaient de rattacher l’encombrante Vraie Vie en Dieu à la mouvance New Âge, particulièrement en vogue, à l’aube du XXIeme siècle, et qui, espérons-le, ne sera bientôt plus qu’un mauvais rêve. New Âge ! Autre ignoble amalgame ! Ouvrons La Vraie Vie en Dieu. Voici ce que le prétendu médium fait dire à Jésus :

Ne soyez pas étonnés de la multitude de faux prophètes qui surgissent et de la propagation des erreurs et de la distorsion des Ecritures que font ces faux maîtres... Non, ne sois pas étonnée, Mon enfant, des hommes ricanant maintenant contre toi lorsque tu continues à dire : " Je crois à mon Père dans le Ciel. Je crois en un seul Dieu, Père de tous. Je crois en la glorieuse Présence vivante de Son Fils Bien-Aimé dans l’Eucharistie. Je crois en Jésus-Christ conçu par le Saint Esprit, né de la Vierge Marie ". Non, Ma fille, ils ne croient pas à la Résurrection de Mon Fils ni à Sa Divinité...

Étrange médium, n’est-ce pas ? qui rappelle par la Bouche de Dieu l’article fondamental du catéchisme et du credo chrétiens : la Résurrection du Christ. Étrange médium qui rappelle la vérité à ceux qui ne sont pas accusés d’être des médiums, mais qui peuvent nier la Résurrection du Christ.
On se souvient de cette série d’émissions, Corpus Christi. Elle sévit à la télévision française, voici quelques années. On y remettait en question… la Résurrection du Christ ! Que l’on n’oublie pas que leurs deux réalisateurs s’appuyèrent non point sur des gourous issus du New Âge, mais sur toutes sortes d’érudits universitaires, venus du christianisme et tous férus d’Ecritures Saintes, certains ecclésiastiques ! Comment, alors, entendre sans frémir résonner ce :

Non, Ma fille, ils ne croient pas à la Résurrection de Mon Fils ni à Sa Divinité...

et ce témoignage accablant de Vassula pour certains hommes d’Eglise, mais qui n’étonnera plus personne :

Seigneur, une fois, un prêtre m’a dit qu’après que Tu sois mort et enseveli, Ton Corps S’est désintégré dans l’air et que c’est pour cela qu’on ne T’a pas retrouvé. En d’autres termes, ce prêtre niait Ta Résurrection.

Je m’étonne, quant à moi, que l’on chante pouilles à Vassula. Est-ce parce que le Christ lui clame haut et fort Sa Résurrection en chair et en os, qu’ils la persécutent, tandis qu’à la télévision, d’autres théologiens - de profession, cette fois - se font fort de dire exactement le contraire et vont proclamant sur les places que le Christ n’est sans doute pas ressuscité ? Comme ce type de phrases, alors, doit les excéder !

Mon enfant, Je t’ai parlé littéralement. Mon Corps est ressuscité. Dis-leur d’arrêter de déformer Ma Parole pour plaire à l’entendement humain.

Qui donc sont les faux maîtres ? Est-ce Vassula à laquelle le Christ Se plaint que de faux maîtres ne croient plus en Sa Résurrection ? ou ces théologiens qui prêtent leur concours aux faiseurs d’élucubrations, pour jouer ensuite les bons apôtres, en accablant Vassula de rumeurs infâmantes ? Sont-ce les mêmes qui l’accablent ? L’on reconnaît les ennemis intentionnels de La Vraie Vie en Dieu : à leur besoin d’inventer des fables pour disqualifier son prophète Vassula, qui transmet la Parole de Dieu telle qu’Elle nous a toujours été transmise, tandis que des quatre points cardinaux sévissent toutes sortes d’hérésies qui distordent la Parole. Nous constatons que Vassula est persécutée, tandis que ceux qui diffusent lesdites hérésies à la télévision ou sur internet ont tout loisir de s’exprimer. Ne parlent-ils pas du haut de leur chaire universitaire ! Comment n’en serions-nous pas profondément troublés ? Comme le Christ n’a de cesse dans La Vraie Vie en Dieu de les contredire, avec autorité ; et de dénoncer leurs hérésies, avec sévérité, comment ne pas nous dire que Vassula se met en travers de leur route et jette sur eux, tel un filet, l’ombre du soupçon. Elle devient leur ennemie. Il en est de La Vraie Vie en Dieu comme de la grande cuisine et des guides gastronomiques. Tel un célèbre maître queux auquel l’un de ces guides reprocherait soudain de dénaturer les « produits du marché, à force d’innovations culinaires à haut risque et de raffinements artificiels et compliqués », les théologiens n’ont pas admis que l’Auteur de La Vraie Vie en Dieu les blâmât pour avoir en tous sens distordu Sa Parole. De même qu’un grand restaurateur n’acceptera jamais qu’un critique lui dise qu’il a perdu le sens des justes proportions et qu’il n’est plus qu’un gâte-sauce, un théologien n’admet pas qu’un prophète pour notre temps nommé Vassula lui soutienne qu’il a trahi son Maître et que sa pensée est devenue complètement insipide.

Jeanne d’Arc guidée par des forces surnaturelles fut accusée de sorcellerie. Quelles forces la guidaient ? « Celles du diable ! » De Jeanne, il fallait se débarrasser. Jeanne, au temps des Bourguignons, est ainsi décriée : « Prostituée ou sorcière ». La grande question sur laquelle les méchants eurent à se pencher se formule ainsi : « Dans quelle mesure le diable a-t-il le pouvoir de se faire passer pour un envoyé de Dieu ? » Peu importe comment ! Il fallait que ce fût le diable ! Les ennemis de Jeanne enragent à l’idée que la pucelle ait trouvé crédit auprès du roi et de ses plus fidèles vassaux ; ils crient au complot et à la manipulation locale : « Jeanne simule ».
Et les ennemis de Vassula ? Ils enragent de constater qu’elle a trouvé crédit auprès du pape et de prestigieux prélats des trois confessions.
Dans la seconde moitié du XIXème siècle, les esprits forts se contentèrent de dire que Jeanne d’Arc écoutaient la voix de sa conscience. Au XXème siècle, on prétendit qu’elle était schizophrène. Il y en eut même pour dire, récemment, qu’elle était atteinte de la maladie de la vache folle ! (Les formulations varient avec l’évolution de la médecine !)
Ce qui fut vrai pour Jeanne l’est pour Vassula. Ces deux femmes eurent à essuyer le mépris du monde, bien qu’elles fussent « les alouettes » de Dieu ! Par le clergé de leur temps, dont une portion crut en leur charisme, toutes deux furent éprouvées ; un temps, elles reçurent protection et crédit ; beaucoup les rejetèrent ; et par leurs amis, toutes deux furent trahies (Vassula a été plusieurs fois trahie).
Comparaison n’est point raison... Les faits sont là pourtant. Pour la Pucelle et pour Vassula, il ne manquait ni preuves ni signes qui attestassent leur bonne foi !
Les ennemis politiques de la petite Lorraine, doivent trouver un prétexte pour assouvir leur vengeance ? Le procès en sorcellerie, pardi ! Ce procédé-là ne date pas de Vassula. Seuls les mots changent. À sorcière a succédé médium et New Âge... Mais la mouvance New Âge, la réincarnation, ainsi que la métempsycose sont réfutés dans La Vraie Vie en Dieu de la Bouche Même du Christ. La Résurrection y est inlassablement proclamée :

Vassula, ils déforment Ma Parole. Je suis ressuscité ; Je ne Me suis pas désintégré. Mon Corps est ressuscité.

A ceux qui persistent à dire que Vassula est un suppôt du diable, citons encore l’Evangile et reprenons-en les mots du Christ, en Son temps accusé Lui aussi de servir Belzébuth :

"Tout royaume qui se divise devient un désert ; toute ville ou maison qui se divise sera incapable de se maintenir. Si Satan expulse Satan, c’est donc qu’il s’est divisé ; comment son royaume se maintiendra-t-il ? Et si c’est par Béelzéboul que moi j’expulse les démons, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges." Matthieu 12,25-27

Vassula, appartenant à la mouvance de ces sectes, eût-elle été autorisée à écrire contre son propre « royaume » ?
Qui déraisonne, en vérité ? Vassula ou ses détracteurs ? En vérité, de quel côté de la balance penche le plateau de l’imposture ? Est-ce du côté de Vassula ou du côté de ses détracteurs ?
Que si Vassula n’est ni une artiste, ni un faussaire, ni une folle, ni un génial Tartuffe ni un médium adepte du New Âge, ne serait-il pas temps d’envisager qu’elle est la Messagère du Christ !

 
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